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La GoodLetter de Michel Cymes, votre nouvelle newsletter bien-être et santé, tous les 15 jours !

"Des infos santé, des envies, des découvertes, des coups de gueule et toujours des conseils… avec le ton décomplexé, sans tabou et proche de vous qui m’est familier. La GoodLetter, c’est tout cela et plus encore. Une autre façon de prendre soin de soi."

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changement d'heure
Dans la nuit de samedi à dimanche 28 octobre, nous nous soumettrons au traditionnel passage à l'heure d'hiver. A 3 heures du matin, il faudra donc reculer votre montre d'une heure. Il sera deux heures. Une heure de sommeil en plus ! Chouette !

Certes, notre horloge biologique n'apprécie pas vraiment que l'on joue avec ses aiguilles car, elle, poursuit inexorablement son rythme synchronisé sur celui de la lumière. La sécrétion de cortisol et de mélatonine, les hormones qui régulent le sommeil, sera décalée. Et encore, pas sûr. Ce n'est en général qu'à partir de trois heures de décalage horaire que l'horloge se désynchronise réellement. Là, ce n'est qu'une heure et les spécialistes vous le diront, notre corps s'adapte très vite !

Mais ce changement d'heure d'hiver est moins « néfaste » que celui d'été. D'abord parce que l'on ne perd pas une heure de sommeil, ce qui, dans ce cas, pourrait en effet, selon certaines études, augmenter les risques de crise cardiaque le lendemain. Là c'est le contraire, le risque diminue ! Et puis une heure en plus de sommeil c'est toujours bon pour affronter les « défis » de la journée qui suit. Pas de perte d'énergie donc.

Pour limiter les petits désagréments, vous pouvez vous préparer au changement. Deux-trois jours avant, profitez au maximum de la lumière du jour, adaptez vos heures de coucher, tout en veillant à toujours bien vous mettre au lit dès les premiers signes de sommeil, mangez peut-être un tout petit plus tôt. Et si perturbations il y a après le changement, elles ne dureront qu'une journée ou deux.

Enfin, pour ceux que le changement perturbe vraiment, ce pourrait être la dernière année de tracas à endurer. La Commission européenne souhaite en effet mettre fin aux changements d'heure dès 2019, car sa justification d'origine - des économies d'énergie - n'est plus si pertinente aujourd'hui.

jeune
Il y a quelques jours, lors d'une conférence à Lorient, une jeune femme du public m'a demandé si le jeûne avait des vertus pour notre santé. Réponse : non !

Excepté pour la santé - financière - de ceux qui arrivent à vous soutirer plusieurs centaines d'euros en vous vendant des cures de vide ! Des cures « détox » qui me hérissent le poil car basées sur du vent : on n'y avale rien pendant plusieurs jours, ou au mieux du bouillon. Un séjour accompagné d'un encadrement pseudo- psychothérapeutique qui prône la méditation et éventuellement un peu d'exercice physique. Bref, le plein de vide ! Pour quels résultats ? Aucun !

Malgré son aura ancestrale, il n'existe aujourd'hui pas d'études scientifiques suffisamment nombreuses et rigoureuses permettant de conclure quant à l'efficacité thérapeutique ou préventive du jeûne. Et ce n'est pas moi qui le dis - enfin, si un peu quand même - mais le Ministère de la Santé ! Certes le jeûne, effectué sur de courtes périodes - deux jours maxi-, encadré par un médecin et pratiqué par des personnes en bonne santé, ne vous fera pas courir de grands risques, excepté quelques maux de tête, étourdissements ou éventuellement malaises. En revanche, le jeûne soutenu sur plusieurs jours peut s'avérer très brutal pour l'organisme et bouleverser le métabolisme. Il est donc dangereux pour la santé. Et n'allez pas croire que le jeûne a des vertus amaigrissantes, car ce ne sont pas les graisses que vous perdrez en premier, mais des constituants de l'organisme bien plus importants comme de l'eau, des minéraux, des vitamines, des muscles. Avec à la clé de possibles des troubles cardiaques. Tout juste entrevoit-on depuis peu des espoirs de cette pratique sur la diminution des effets indésirables des chimiothérapies anticancéreuses. Mais là encore les études restent très embryonnaires.

Conclusion, sans encadrement médical sérieux, évitez le coup de jeûne.

telephone
Depuis ce mois-ci, les opérateurs téléphoniques donnent désormais accès, gratuitement, à une heure de communication par mois dans la langue de leur choix, aux personnes sourdes et malentendantes.

La France compte aujourd'hui, à des degrés très divers, entre 5 et 7 millions de personnes souffrant de troubles auditifs. Et pour certaines, les 500 000 les plus touchées, ce handicap les empêche de communiquer et les condamne à l'isolement. Désormais, la communication peut s'effectuer via une application (Roger voice) qui permet la traduction de leurs conversations. Le service est disponible entre 8h et 19h30, faute, pour le moment, d'interprètes suffisants pour pouvoir assurer un service continu.

Comment ça fonctionne ? Lorsque la personne concernée passe son appel, l'application lui propose différentes options : interprète en langue des signes, une retranscription écrite, un appel visuel sous-titré ou bien encore un codage en « langue parlée complétée" ou une interface en braille pour les sourds-aveugles. On a même pensé à adapter le ton de la conversation selon que l'on appelle un membre de la famille ou une administration. Ce n'est que le début de l'opération, qui concerne également les services publics et certaines grandes entreprises (plus de 250 millions de chiffre d'affaires). Le dispositif devrait s'intensifier dans les années à venir puisque l'on prévoit 3 heures d'appels gratuits par mois pour 2021 et 5 heures par mois à partir du 1er octobre 2026.

logo
Vous avez reçu début octobre votre bon de prise en charge pour une vaccination anti-grippale. La campagne se poursuit jusqu'au 31 janvier 2019. Largement le temps donc d'aller effectuer cet acte qui reste le moyen de prévention le plus efficace.

La grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de Français chaque hiver. L'an dernier, selon les chiffres publiés par Santé Publique France le pays a connu 4 mois d'épidémie, 75 467 passages aux urgences dont près de 10 000 hospitalisations et près de 13 000 décès attribuables à la grippe et à ses complications. Alors que seuls 45% des personnes à risque sont vaccinés.La campagne vise les populations les plus exposées aux risques de complications graves en cas de grippe, à savoir, particulièrement : les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de certaines maladies chroniques, les personnes obèses, les femmes enceintes et l'entourage de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave.Toutes les personnes majeures, éligibles à la vaccination, peuvent retirer leur vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner gratuitement par le professionnel de leur choix : infirmier, médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l'entourage du nourrisson) et, dans 4 régions expérimentatrices (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Hauts-de-France), par un pharmacien. La prescription préalable du médecin reste en revanche nécessaire pour les patients de moins de 18 ans.

air interieur
Nous passons 80% de notre temps dans des intérieurs : logements, transports, industriels, bureaux... Autant dire que la qualité de l'air que l'on y respire, exposé à des contaminants chimiques et micro-biologiques, est devenue un enjeu sanitaire majeur.

Ce n'est donc pas un hasard si depuis quelques années le marché de « l'épuration domestique » est florissant. Peut-être plus pour longtemps. En effet, l'Anses a récemment publié une étude sur les différents dispositifs d'épuration intérieurs du marché. Et autant dire qu'aucun n'a vraiment trouvé grâce à ses yeux. « D'une façon générale, pointe l'étude, les données scientifiques collectées et analysées ne permettent pas de démontrer l'efficacité et l'innocuité en conditions réelles d'utilisation des dispositifs d'épuration de l'air intérieur fonctionnant sur les principes de la catalyse ou photocatalyse, du plasma, de l'ozonation ou de l'ionisation. »

Pire même, toujours selon l'Anses, certains systèmes pourraient être nocifs pour notre santé, notamment chez les personnes asthmatiques dont la pathologie pourrait s'aggraver : « l'utilisation de certains dispositifs d'épuration (ozonation, plasma, froid, spays...) peut entraîner une dégradation de la qualité de l'air intérieur suite à une dégradation incomplète de polluants conduisant à la formation de composés potentiellement plus nocifs que les composés faisant l'objet d'un traitement. » En d'autres termes, ces dispositifs pourraient polluer plus qu'ils ne dépolluent. Dans le collimateur de l'Anses figure également l'usage d'huiles essentielles.

Alors que faire ? Pour réduire l'exposition aux polluants de l'air intérieur, rien ne vaudrait la bonne vieille recette préconisée par l'Anses : aérer et ventiler les espaces intérieurs des bâtiments... en attendant le lancement d'études plus poussées et la mise en place d'une certification des appareils, vivement souhaitée par l'Agence.