Non classé Coronavirus Vaccin Covid-19 : pourquoi une si longue attente ?

Vaccin Covid-19 : pourquoi une si longue attente ?

Vaccin Covid-19 : pourquoi une si longue attente ?

Pourra-t-on se faire vacciner contre le coronavirus dès la fin de l’année comme le promet le président américain Donald Trump ou attendre 18 mois, comme le suggère la ministre française de la Recherche, Frédérique Vidal.

Illustration : Naël Alyafi

L’OMS, elle, plaide pour que ce vaccin soit « un bien public », accessible à tous et au même moment. Une manière de réponde au laboratoire français Sanofi dont l’un des dirigeants avait fait entendre que les Américains seraient servis les premiers.

Les dernières nouvelles de la recherche sont plutôt encourageantes. D’abord, les scientifiques ont écarté le pire des scénarios : les personnes infectées par le Covid-19 développent bien des anticorps neutralisants, qui leur permettent d’être immunisées un certain temps.De plus, les mutations du coronavirus sont très limitées. Deux éléments clés pour mettre en place une stratégie vaccinale efficace.
Et déjà des résultats préliminaires s’avèrent positifs. La biotech américaine Moderna a constaté que les 8 personnes vaccinées  dans le cadre de la phase 1 de son  essai clinique ont développé une réponse immunitaire équivalente à celle des patients qui ont contracté le virus et qui sont guéris. Aucun effet secondaire majeur n’ a été enregistré pour le moment. 

Mais ces progrès ne doivent pas faire oublier l’ampleur de la tâche. Sept à dix ans sont habituellement nécessaires pour développer un nouveau vaccin. Si les chercheurs s’efforcent de raccourcir ce délai, ils doivent encore relever plusieurs autres défis, avant de crier victoire.

Une recherche complexe. Il n’existe pas de vaccin pour les sept coronavirus humains connus. Sans tout à fait partir d’une feuille blanche – Sanofi s’appuie sur ses précédents travaux menés sur le Sras –, les scientfiques sont donc obligés de tester différentes approches thérapeutiques. Chaque pays soutenant la stratégie de ses champions nationaux, la rivalité freine la mise au point du vaccin.  Ainsi, pas moins de 115 projets sont recensés à travers le monde, dont une dizaine en cours d’essais cliniques sur l’homme.

La sécurité comme priorité. Avant de vacciner le monde entier, il est essentiel de maîtriser le moindre risque d’effet secondaire et de déterminer le bon dosage. C’est pourquoi ces vaccins doivent être testés sur des milliers de personnes, avant d’arriver, si leur efficacité est aussi confirmée, sur le marché.

Un défi industriel. Les doses de vaccins sont constituées de fragments du coronavirus. Des matières vivantes, particulièrement fragiles produites dans des installations sécurisées assez rares dans le monde.Les délais de fabrication seront donc aussi à prendre en compte. C’est pourquoi, lorsqu’un vaccin sera effectivement disponible, il sera probablement réservé en priorité aux personnes les plus à risque ou les plus exposées au coronavirus, comme les soignants. nt développé une réponse immunitaire sans effets secondaires