Non classé Coronavirus Covid-19 : peut-on se protéger contre le variant Omicron ?

Covid-19 : peut-on se protéger contre le variant Omicron ?

Covid-19 : peut-on se protéger contre le variant Omicron ?

Aujourd’hui Dr.Good! revient sur le nouveau variant Omicron : préoccupation de l’OMS, test de dépistage, détection du variant, efficacité de la 3ème dose, obligation vaccinale. Nous répondons à toutes vos questions sur le sujet !

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Omicron est déjà présent dans l’Hexagone, comme dans de nombreux pays européens. Le nouveau variant, détecté en Afrique du Sud le 23 novembre, inquiète les autorités sanitaires mondiales, alors même que la 5ème vague oblige de nombreux Etats à renforcer les mesures barrières. Dans l’attente des premiers résultats sur l’efficacité des vaccins, Dr Good fait le point sur ce que l’on sait de ce nouveau variant.

Pourquoi l’OMS qualifie-t-il le variant Omicron de « préoccupant » ?

Ce variant présente un grand nombre de mutations et à des endroits stratégiques, ce qui pourrait rendre le virus plus transmissible, augmenter sa capacité d’infection ou encore le rendre résistant aux anticorps neutralisants.
Ces trois points doivent malgré tout être vérifiés ; il faudra attendre 2 semaines pour en savoir plus sur le degré de dangerosité d’Omicron.
L’inquiétude est aussi liée au fait que le nombre de cas dus à ce variant paraît augmenter dans presque toutes les provinces d’Afrique du Sud. L’OMS estime que « la probabilité d’une nouvelle propagation d’Omicron au niveau mondial est élevée. » Pour le moment, les symptômes ne semblent pas différents.

Si je fais un test de dépistage, sera-t-on capable de détecter ce nouveau variant ?

Les tests PCR sont capables de détecter le variant Omicron, comme les autres variants, estime l’OMS. Depuis février 2021, tout test positif doit faire l’objet d’un criblage afin de déterminer l’origine du variant. Cependant, la Direction générale de la santé estime que « le variant B.1.1.529 peut être confirmé uniquement par séquençage », qu’ « un résultat de criblage peut suggérer sa présence mais n’est pas spécifique ».
Au lieu d’un résultat en 36h avec le criblage, il faut alors attendre 5 jours au minimum.
Quant à l’efficacité des tests antigéniques et des autotests qui reposent sur la même technique, elle fait actuellement l’objet d’études.

L’arrivée d’Omicron remet-elle en cause l’intérêt de la 3ème dose ?

Pas du tout. D’une part parce que « l’urgence en France est de faire face à la hausse des infections par le variant Delta », ont déclaré le 22 novembre les membres du Conseil scientifique lors d’une conférence de presse. D’autre part, « tout ce qui sera fait contre Delta sera utile contre Omicron », a insisté le Pr Arnaud Fontanet, l’un des membres du Conseil.
Même si les vaccins sont moins efficaces contre ce nouveau variant, il est peu probable qu’ils ne confèrent aucune protection. D’après des données préliminaires israéliennes, le vaccin Pfizer resterait efficace à 90 %, contre Omicron, après 3 doses.
En outre, tous les laboratoires cherchent à adapter leur vaccin à ce nouveau venu. Mais ils ne seront disponibles que dans quelques mois.

Faut-il s’attendre à voir apparaître des nouveaux variants toujours plus virulents ?

Oui, c’est l’évolution normale d’une épidémie. Plus le nombre de personnes infectées augmente, plus on a de risques qu’une de ces mutations rende ce virus plus « efficace », c’est-à-dire plus contagieux, par exemple.
Le Covid-19 a déjà plusieurs milliers de variants à son actif. C’est pourquoi il faut vacciner massivement, et pas seulement dans les pays riches. Si Omicron est apparu en Afrique du Sud, ce n’est pas un hasard : c’est le pays d’Afrique le plus touché par le Covid-19.
Une étude parue en août dernier a révélé qu’il fallait au moins 60 % de personnes vaccinées pour que l’émergence de nouveaux variants commence à diminuer. Nous en sommes loin à l’échelle de la planète.

L’obligation vaccinale est-elle un scénario probable ?

Pour le moment, seule l’Autriche a décidé de rendre la vaccination obligatoire, et ce à partir de février 2022. En Grèce, elle concerne les plus de 60 ans. Le nouveau chancelier allemand y est favorable, une proposition de loi devrait être présentée d’ici la fin de l’année.
Au niveau européen, la présidente de la Commission européenne a, de son côté, fait savoir qu’il lui semblait « approprié et raisonnable » d’entamer une discussion sur le sujet
En France, le gouvernement juge le pass sanitaire « suffisamment puissant » pour le moment. Ce qui n’empêche pas certains responsables politiques de premier plan, tels que François Bayrou, de se déclarer en faveur de l’obligation vaccinale.