Non classé Coronavirus Covid-19 : quel masque choisir contre les nouveaux variants ?

Covid-19 : quel masque choisir contre les nouveaux variants ?

Covid-19 : quel masque choisir contre les nouveaux variants ?

Avec l’émergence de nouveaux variants du Covid-19, nous ne savons plus quels masques porter et quelle distanciation physique appliquer. Le Haut comité de Santé Publique nous éclaire sur les différentes catégories de masques en tissus, de masques chirurgicaux et leur degré de protection aux gouttelettes. Nous verrons également le nombre de mètre de distanciation à adopter. 

Pexels – Anna Shvets

Britannique, sud-africain, brésilien… la liste des variants du SARS-CoV-2 ne cesse de s’allonger. Ils ont un point commun : ils sont tous plus contagieux que les variants dits « historiques ». Malgré le début de la campagne de vaccination, le respect des gestes barrières est donc toujours d’actualité. Au premier rang desquels, le port du masque.
Reste à savoir quel masque porter mais aussi quelle distanciation physique observer. Un duo inséparable. Le Haut Comité de Santé Publique donne des réponses pour se protéger de ces nouveaux défis.

Quels sont les masques recommandés par le Haut Comité de Santé Publique ?

En fait, le HCSP préconise d’éviter une catégorie de masques : ceux en tissu de catégorie 2. En effet, tous les masques en tissu n’ont pas le même pouvoir de filtration. Les masques en tissu d’usage non sanitaire de catégorie 2 filtrent entre 70 et 90 % des gouttelettes potentiellement porteuses de virus.

En revanche, les masques en tissu de catégorie 1 filtrent plus de 90 % des particules de 3 microns. Ils sont donc aussi efficaces que les masques chirurgicaux, estime le HCSP. Les masques artisanaux, qui n’ont pas été contrôlés par la Direction générale de l’armement (DGA) ou par l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), n’offrent aucune garantie et ne sont donc pas recommandés.

Comment faire le tri entre tous les masques ?

Les masques en tissu de catégorie 1 ne sont ni des dispositifs médicaux ni des équipements de protection individuelle (EPI). Par conséquent, inutile de chercher le marquage CE.
Mais les masques en tissu fabriqués selon les normes de l’Afnor précisent sur l’emballage ou sur une notice la catégorie : UNS1 ou UNS2, ce qui signifie « usage non sanitaire ». Des logos « Afnor » ou « IFTH » indiquent aussi qu’ils ont été testés. Un autre logo stipule normalement « filtration garantie pour X lavages ».

Et les masques chirurgicaux, est-ce qu’ils se valent tous ?

Non, il en existe 3 types : ceux dont l’efficacité de filtration bactérienne est supérieure à 95% (type I), ceux dont l’efficacité est supérieure à 98% (type II) et les types III qui en plus résistent aux éclaboussures. Ils évitent la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque. Ils protègent également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. En revanche, ils ne protègent pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air.

Ne vaut-il pas mieux porter des masques FFP2 qui sont les plus filtrants ?

Les masques FFP2 filtrent au moins 94 % des aérosols d’une taille moyenne de 0,6 microns. Des particules donc bien plus petites que celles filtrés par les autres masques. En outre, ils protègent le porteur de l’inhalation de gouttelettes et particules dans l’air, contrairement aux autres masques. En Autriche et dans certaines régions d’Allemagne, le port d’un masque FFP2 est devenue obligatoire dans les commerces et les transports publics.
En France, ces équipements restent réservés aux professionnels de santé. Le HCSP estime que le préconiser en population générale « n’est pas forcément une bonne chose parce qu’on ne pourra pas contrôler » qu’ils sont « bien portés » et « adaptés à la morphologie du visage ». 30 % des soignants ne les porteraient pas correctement.

Si le masque est bien porté, la distanciation physique est-elle nécessaire ?

Oui, le HCSP insiste même sur la nécessité de maintenir une distance de 2 m entre deux personnes masquées, et non de 1 m comme auparavant. Nous sommes effectivement passés à 2 m à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Cette recommandation se maintient donc avec l’arrivée des mutants. D’autant que l’on a constaté une forme de relâchement chez les personnes porteuses d’un masque. Elles ont tendance à avoir davantage de contacts quotidiens et donc plus de risques de contracter le virus.
Selon une étude de l’American Institute of Physics, publiée en décembre, un masque en tissu ordinaire laisse passer environ 3,6% des gouttelettes, ce qui suffisant pour contaminer quelqu’un à moins de 2 mètres.