Non classé Coronavirus Empreinte carbone : concilier bien-être et avenir durable

Empreinte carbone : concilier bien-être et avenir durable

Empreinte carbone : concilier bien-être et avenir durable

La pandémie de Coronavirus, le confinement nous invite à réfléchir à nos modes consommation. Pour limiter la déforestation et les désordres écologiques, chacun de nous peut réduire son empreinte carbone. Pierre Galio, ingénieur à Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, nous explique comment intégrer ces petits gestes dans notre quotidien.

Make our planet great again. C’était en 2017, 2 ans après la COP21, l’appel des Etats pour sauver la planète du chaos écologique. 3 ans plus tard, la pandémie de Coronavirus montre qu’il ne s’agit plus d’un avertissement mais d’une urgence absolue. Ces semaines de confinement nous ont fait réfléchir à nos consommations peu respectueuses de notre environnement. Plus d’un Français sur deux (54 %) estime que la Fast Fashion n’a plus sa place dans notre société (1).
Combattre la déforestation, qui détruit les habitats naturels de certains animaux et favorise les contacts avec l’homme, est à la portée de chacun. Nous disposons de 2 leviers simples : vérifier que les meubles en bois que nous achetons proviennent de forêts durables et manger moins de viande. Et oui, on « mange » sur la forêt pour pouvoir planter du maïs et nourrir les ovins et bovins. Pierre Galio, ingénieur à l’Ademe (2), nous explique comment réduire notre empreinte carbone dans notre quotidien.

L’alimentation, un levier majeur Ce que vous mettez dans votre assiette – et votre poubelle- serait responsable d’un quart des émissions de gaz à effet de serre. Et l’impact environnemental le plus lourd, nous le devons à la viande, notamment le boeuf et l’agneau. Loin de toute mode vegan, c’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui nous conseille donc de manger moins de protéines animales.
Quant aux fruits et légumes, certains ne sont pas « blancs comme neige » ! D’après une étude de l’Ademe, 40 % de ceux que nous consommons en France proviennent de l’étranger… et ils sont souvent importés en dehors de la saison de production. Des légumes boostés aux engrais et transportés sur des milliers de km perdent un peu de leur saveur, non ?

Consommer sans accumuler La fabrication d’une télé représente 300 kg de CO2. « Et si vous doublez la taille de l’écran, vous doublez aussi son empreinte carbone », précise Pierre Galio. Equiper sa maison revient à faire 6 allers-retours Paris-New York en avion.Les produits textiles abîment eux aussi la planète avec la culture du coton qui est très polluante. Un jean, c’est 25 kg de CO2.
Vous pouvez opter pour des vêtements de seconde main à condition de pas garnir toujours plus votre garde-robe. Globalement, pour les biens d’équipement – textile et électronique – ce sont les phases de fabrication et de fin de vie qui polluent le plus. Donc, le mode d’ordre, c’est d’éviter d’accumuler. Chaque foyer possède en moyenne 6 appareils électriques ou électroniques inutilisés. Cherchez-les avant d’en acheter de nouveaux !

Deux roues plutôt que quatre Les transports constituent la 1ère source d’émissions de gaz à effet de serre en France et les transports routiers sont le grand responsable (92 %). Il est donc souhaitable de laisser sa voiture au garage pour les petits déplacements (moins de 3km). Vos pieds, la trottinette, le vélo… vous avez le choix ! Les 3 sont aussi doux en terme d’environnement. Et pour les trajets plus longs, n’hésitez pas comparer. L’appli Mappy a intégré depuis un an le critère empreinte carbone. Quant à l’avion, Pierre Galio appelle à la « sobriété ».

Un logement moins énergivore Changer de chaudière, s’équiper de double-vitrage, isoler ses combles, tous ces aménagements réduisent la facture énergétique mais ils sont coûteux. Si vous n’en avez pas les moyens, enfiler un pull et baisser la température de votre appartement de 1° l’hiver, vous économiserez 7 % d’énergie. Autres astuces peu coûteuses : équiper ses robinets de mousseurs, qui en mettant de l’air dans le débit d’eau peuvent diminuer votre consommation de moitié, récupérer l’eau de pluie pour arroser votre jardin et remplacer vos bonnes vieilles ampoules par des LED.

(1) Sondage réalisé par YouGov fin mars. (2) Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie