Non classé Coronavirus Déplacements à vélo : tous en selle !

Déplacements à vélo : tous en selle !

Déplacements à vélo : tous en selle !

Plus d’un Français sur deux envisage d’enfourcher son vélo après le confinement. La « petite reine », n’est plus seulement un objet de loisir mais bien un mode de transport. Plus économique et moins polluante, la bicyclette est un atout majeur pour le cœur. A condition d’en faire régulièrement, souligne le Dr Yves Yau, médecin de la Fédération de cyclotourisme.

Reprendre les transports en commun, vous hésitez ? Vous n’êtes pas les seuls. 57% des Français envisagent d’enfourcher leur vélo après le confinement, d’après un sondage du réseau de réparateurs Cyclofix.

Cet engouement pour la petite reine est évidemment dû à la crainte du virus mais aussi à l’envie d’adopter des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement. Le ministère de la Transition écologique a d’ailleurs décidé d’accompagner cet élan en mettant 20 millions d’euros sur la table pour développer la pratique du vélo. « Le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir », a expliqué la ministre, Emmanuelle Borne.
Cette enveloppe permettra d’octroyer 50 euros à chaque Français qui a besoin de réparer son vieux vélo. De leur côté, les villes construisent des pistes cyclables temporaires. Pas moins d’une centaine de kilomètres en Ile-de-France.
C’est donc le moment de remonter en selle mais pas n’importe comment.

Plus économique
Les Français pédalent aussi pour faire des économies. C’est même l’argument avancé par 42 % des urbains dans une étude de l’Union sports et cycles. Et ils ont raison ! D’après une étude de la Ville de Paris, un parcours de 2,6 km coûte 2,4 euros par mois contre 194 en voiture. Et le temps de trajet est quasiment identique, autour de 15 mn. En outre, la société toute entière y gagne. Des chercheurs ont évalué que rouler à vélo coûtait 6 fois moins cher qu’en voiture si l’on intègre les gains en termes de pollution, d’accidentologie, d’encombrement urbain… La Fédération européenne des cyclistes a calculé que l’ensemble des effets positifs du vélo rapportait 150 milliards d’euros.
Moins polluant Pour avancer, une voiture a besoin d’essence ou de diesel (rarement d’électricité) alors qu’un vélo se contente de vos muscles. Sauf les vélos à assistance électrique (VAE) qui sont équipés d’une batterie. Résultat : chaque kilomètre de supplémentaire parcouru à vélo permet d’économiser 30g de CO2. D’après l’Observatoire régional de santé d’Ile de France, si 20 % des trajets quotidiens se faisaient à vélo, une baisse annuelle de 50 tonnes de particules fines pourrait être enregistrée. Le cycliste lui-même est exposé à un tiers de moins de polluants qu’un automobiliste. La baisse de pollution sonore est difficilement quantifiable mais peut se révéler très sensible sur certains axes routiers.

Plus ludique Le vélo fait partie des activités favorites des enfants. D’après l’étude d’Attitude prévention, les 6-17 ans la classe en 3ème position derrière les sports collectifs et la danse. Rien de tel qu’une randonnée cycliste pour satisfaire toute la famille. Par ailleurs, l’apprentissage du vélo développe la confiance en soi de l’enfant, sa proprioception (perception des différentes parties du corps), l’équilibre…