Non classé Coronavirus Masques – Vies sauvées – Nicotine – Traitement

Masques – Vies sauvées – Nicotine – Traitement

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Les masques, enfin !
Plus de 26 millions de masques grand public seront disponibles chaque semaine en France dès la fin du mois d’avril. En tissu, lavables et réutilisables environ 20 fois, ils filtrent 70 % des particules. Environ la moitié sera importée, et le reste produit en France grâce à la mobilisation de 242 entreprises du textile. Ces quantités devraient permettre de fournir tous les Français avant le 11 mai, mais le gouvernement redoute un phénomène de stockage, qui pourrait ralentir l’approvisionnement. La production de masques sanitaires FFP2 et chirurgicaux monte également en puissance : 20 millions seront fabriqués chaque semaine en France d’ici fin mai.

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vies ont été sauvées en France par le confinement. C’est à une hécatombe que les Français ont échappé en s’isolant depuis la mi-mars. 590 000 hospitalisations et 140 000 admissions en soins intensifs ont ainsi été évitées, selon des chercheurs de l’École des hautes études en santé publique (EHESP).Rapidement, tous les hôpitaux français auraient été submergés : 104 550 lits de soins intensifs au 19 avril auraient été nécessaires pour accueillir les malades les plus graves. Soit vingt fois plus que les capacités initiales de 5 000 lits, et encore dix fois plus que les capacités augmentées depuis le début de la crise (10 500 lits).

La nicotine, un faux-ami
Moins de 10 % des patients hospitalisés pour cause de Covid-19 début avril à Paris étaient fumeurs alors qu’ils représentent 25 % de la population. Ce lien paradoxal entre le tabac et le coronavirus, qui attaquent tous deux les poumons, s’expliquerait par un récepteur nicotinique, détérioré chez les fumeurs, qui faciliterait l’entrée du virus dans les cellules. Trois essais cliniques sur des patchs nicotiniques sont en cours de préparation en France. A tous ceux qui voudraient se mettre à fumer pour se protéger du Covid-19, les instances médicales et sanitaires rappellent que le tabac fait 70 000 morts chaque année en France.

Calmer l’orage inflammatoire
Le tocilizumab, un traitement utilisé depuis 2010 contre la polyarthrite rhumatoïde, pourrait devenir l’une des premières armes thérapeutiques à l’efficacité prouvée contre les formes sévères de Covid-19. Selon des médecins des hôpitaux parisiens (AP-HP), il permet en effet de réduire « de manière significative le nombre de patients devant aller en réanimation et le nombre de patients décédés », par rapport à la prise en charge standard. Son mécanisme est connu : en bloquant une protéine (l’interleukine-6), responsable de l’inflammation, le tocilizumab limite le risque « d’orage inflammatoire », qui touche de 5 à 10 % des malades.