Les actus Dr Goodnews Santé Dry January : une polémique qui soûle !

Dry January : une polémique qui soûle !

Dry January : une polémique qui soûle !

L’important, c’est de participer. Et puisqu’il est toujours plus facile de se lancer en groupe, pourquoi ne pas profiter de janvier pour réduire sa consommation d’alcool ?

Crédit Photo : Adobe Stock

À vous de choisir votre formule : « Janvier sec » (Dry January), qui prône une pause avec un mois sans alcool ou « Janvier sobre », qui veut limiter à deux verres la consommation quotidienne, avec au moins deux jours d’abstinence par semaine. Au-delà de la polémique sur l’organisation de ces deux défis, retenez les bénéfices que vous pourrez en tirer : donner un peu de répit à votre foie et prendre le temps de vous interroger sur votre relation à l’alcool.

Pourquoi cette polémique entre Janvier sobre et Janvier sec (Dry January) ?
Au départ, le « Défi de janvier » ou « Mois sans alcool » devait être piloté par l’agence Santé Publique France, qui dépend du ministère de la Santé. Mais, le projet a été abandonné. En dénonçant la pression des lobbies, des associations d’addictologie et de patients ont décidé d’organiser un « Janvier sec », inspiré du « Dry January » britannique, qui prône également l’abstinence. D’autres associations ont préféré se rallier à « Janvier sobre », qui fait la promotion d’une consommation d’alcool à moindre risque. Aucune de ces deux initiatives n’a toutefois le soutien officiel du gouvernement.

Mais ça ne sert à rien sur un mois, c’est toute l’année qu’il faut se modérer !
Effectivement, l’alcool est toujours à consommer avec modération. Mais prendre le temps de s’interroger sur sa consommation et de faire une pause est aussi important. Selon les résultats d’une étude de l’université du Sussex au Royaume-Uni, les personnes qui ont suivi le « Dry January » de 2018 ont réduit sans effort leur consommation tout au long de l’année, à 3,3 jours par semaine (contre 4,3 précédemment), et elles ont été ivres 2,1 fois par mois (contre 3,4 auparavant).

J’ai démarré le 1er décembre : ce mois ne m’a apporté que des bienfaits. Sommeil réparé, forme physique et concentration au top ! Accrochez-vous, ça en vaut la peine .
Les bienfaits d’une baisse de la consommation d’alcool se remarquent en effet très vite. Outre les bienfaits sur le sommeil, c’est un bon moyen pour perdre du poids – l’alcool est en effet très calorique – pour retrouver de l’énergie tout au long de l’année, pour améliorer ses capacités de concentration et pour se protéger des maladies cardiovasculaires ! En bref, une qualité de vie qui s’améliore !

Mais le vin n’est pas juste un alcool c’est un élément culturel !
L’histoire du vin est en effet très riche, surtout dans un pays comme la France. Mais elle ne doit pas nous faire oublier les conséquences d’une consommation excessive d’alcool à long terme : cirrhose, cancer digestif, maladies cardiovasculaires… Avec 13 litres d’alcool par habitant consommés chaque année, notre pays est le 3e de l’OCDE qui consomme le plus d’alcool. Évidemment prendre un verre peut être agréable et participer à la convivialité. Mais il faut bien connaître et maîtriser sa consommation : pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours.