Les actus Dr Goodnews Publicités pour les aliments : comment en parler à nos enfants

Publicités pour les aliments : comment en parler à nos enfants

Publicités pour les aliments : comment en parler à nos enfants

Du gras, du salé, du sucré : les enfants en raffolent, les publicitaires le savent bien et les parents pestent. Une enquête de Santé Publique France s’est penchée sur l’exposition des enfants aux publicités alimentaires.

Crédit photo : Adobe stock

Plus de la moitié des publicités alimentaires vues par les enfants concernent des produits au Nutri-Score D et E – soit la moins bonne qualité nutritionnelle. Ces publicités sont, pour la plupart, diffusées entre 19h et 22h. Dans cette tranche horaire, la pub n’est pas encadrée, comme c’est le cas dans les programmes destinés à la jeunesse. Or, à cette heure-ci, 20 % des enfants et adolescents sont devant la télé.
Santé Publique France veut rappeler « l’impact du marketing sur les préférences et les consommations alimentaires des enfants et ainsi sur le surpoids et l’obésité », alors que 17 % des enfants âgés de 6 à 17 ans souffrent de surpoids.
L’ Agence appelle à une « restriction du marketing alimentaire pour les produits de faible qualité nutritionnelle » pendant les heures où nombre d’enfants regardent la télévision.

Mais d’ici là, mieux vaut apprendre aux plus jeunes comment éviter de tomber dans le piège de la pub pour la malbouffe. Notre expert, Myriam Moussier, diététicienne, délivre quelques conseils.

Générer une discussion. « Interdire à son enfant de manger un produit, ou de visionner une pub qui le promeut, c’est contre-productif : ça place ce produit sur un piédestal ! L’idée, c’est plutôt de générer une discussion autour du discours promotionnel. Non, un biscuit Prince ne va pas te transformer en prince… et le Nutella ne te donnera aucun super pouvoir. Il faut parler du message qui vient d’être donné, le désacraliser. »

Contourner le besoin d’achat en le rendant moins attractif. « Il faut décomposer le produit avec l’enfant, lui expliquer ce qu’il contient et lui faire comprendre que c’est un petit plaisir qui doit rester occasionnel. Mais surtout, il faut proposer des alternatives alléchantes ! Pour seulement 2 ou 3 biscuits au chocolat (80 kcal / biscuit), il peut avoir beaucoup plus de volume avec une demi-baguette de pain fourrée au chocolat. »

Ajouter un fruit ou un verre de lait : votre petit vous réclamera quand même des Prince. « Lui interdire ces produits, ça peut générer de la frustration, voire des troubles alimentaires. On peut craquer au supermarché, mais avec quelques précautions : acheter les plus petits packaging possible, puis accompagner l’enfant quand il les consomme. Restez avec lui, installez-le confortablement et apprenez-lui à manger en pleine conscience. Associez un verre de lait et un fruit pour ne pas faire du biscuit l’objet unique de son goûter et de ses désirs ! »

En l’absence de réglementation, essayez de limiter le temps passé par votre enfant devant la télé entre 19h et 22h.