Les actus Dr Goodnews Colonie de vacances : faire du bien à toute la famille

Colonie de vacances : faire du bien à toute la famille

Colonie de vacances : faire du bien à toute la famille

Donner de l’air aux parents et une forme d’autonomie à l’enfant, les colonies de vacances restent une coupure salutaire pour la famille. Surtout après la longue cohabitation du confinement. Comment choisir la bonne « colo », notre expert nous livre les bonnes astuces.

Vos enfants, vous les adorez ! Nous sommes d’accord. Maintenant, leurs 2 mois de vacances approchent à grands pas et vous ne vous voyez pas rééditer l’expérience du confinement, autrement dit télétravailler avec vos chères têtes blondes qui vocifèrent.

Inutile de culpabilisez pour autant… Vous avez besoin de souffler, de prendre du temps pour vous et pour votre couple. Vos enfants, eux-aussi, ont, sans doute, envie de prendre le large. Pourquoi ne pas opter pour une colonie de vacances ou un séjour linguistique ? Certes, ils ne sont plus qu’un million d’enfants à partir en « colo » contre 4 millions dans les années 60. Le coût est en partie responsable de cette désaffection. Sachez qu’il existe de nombreuses aides pour financer le départ de votre enfant.

Mais surtout, « loin de la maison, du regard des parents, les jeunes apprennent le vivre ensemble et construisent leur identité », explique Louise Fénelon, responsable à l’Unat (1). Ils rencontrent des jeunes différents, et eux-mêmes ne sont plus victimes d’une étiquette. Avec Dr Good, cette spécialiste nous donne des petits trucs pour tirer les bienfaits d’un séjour en « colo ». (1) Union nationale des associations de tourisme et de plein air

C’est l’enfant qui choisit, pas vous
Vous avez toujours rêvé de faire de l’escalade ? Certes, mais ce n’est pas vous qui partez mais votre enfant. Il est donc essentiel d’associer l’enfant au choix de sa « colo ». « Et pour les plus petits, des semaines multi-activités sont souvent une bonne option afin qu’ils soient dans la découverte », conseille Louise Fénelon, de l’Union nationale des associations de tourisme et de plein air. Et même si chaque année, votre enfant vous redemande la même colo, pas de problème. L’aventure sera forcément différente. Du statut de « petit », il passera à celui de « grand ». Rien de tel pour prendre confiance en soi.

Des repères pour trouver la bonne « colo »
Le minimum consiste à vérifier que l’organisme détient l’agrément de jeunesse et d’éducation populaire pour les associations ainsi que celui du ministère de la jeunesse. Cela signifie que l’établissement peut être contrôlé. Vous pouvez également jeter un oeil au taux d’encadrement : il doit être d’un animateur pour 8 mineurs chez les moins de 6 ans et d’1 pour 12 au-dessus de cet âge. La moitié d’entre eux doit avoir le Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateurs en accueils collectifs). « Je conseille aussi de lire le projet éducatif, déclare Louise Fénelon. Vous pouvez voir si leurs valeurs fondamentales peuvent font écho aux vôtres ».

Préparez le départ
Des séjours sont proposés dès 3-4 ans ! En fait, cela coïncide avec l’entrée en maternelle. Cependant, la séparation avec la famille ne doit pas être brutale. Concrètement, il est souhaitable que votre enfant ait déjà passé au moins une nuit chez un copain, voire une semaine chez les grands-parents. En outre, pour les touts petits, mieux vaut ne pas dépasser les 5-7 jours de colo. Ensuite, la valise doit être préparée avec son enfant. Il choisit le gel doucher et le dentifrice, vous pouvez y glisser éventuellement une photo ou un tee-shirt avec le parfum de papa ou maman. Tous ces repères permettent de penser à la famille de façon positive et donner une sécurité affective. »

Maintenez le lien mais de loin Vos enfants sont accros à leur téléphone portable ? La « colo » peut les aider à faire un petit sevrage ! En effet, certains organismes les interdisent, d’autres limitent leur accès à quelques heures par jour. Idéal pour profiter de l’instant présent mais aussi pour couper le cordon. A condition que vous jouiez le jeu… Autrement dit, il est préférable de limiter les appels et les SMS avec vos enfants, en fixant éventuellement un créneau horaire. Et s’ils n’éprouvent pas le besoin de vous appeler, ne soyez pas triste. Ils sont en train de grandir !