Les actus Dr Goodnews Bien-être Paracétamol : les règles pour éviter le surdosage

Paracétamol : les règles pour éviter le surdosage

Paracétamol : les règles pour éviter le surdosage

Dans quelles situations est-il conseillé de prendre du paracétamol ? Quel dosage est-il recommandé selon son âge et son poids ? Dans quels médicaments retrouve-t-on le paracétamol ? L’équipe Dr.Good! répond aux questions que vous vous posez.

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C’est le médicament le plus vendu en France. Avec 500 millions de boîtes délivrées chaque année, le paracétamol est présent dans toutes les armoires à pharmacie.
Pourtant, cet anti-douleur n’est pas anodin, comme l’a rappelé l’Agence du médicament (ANSM) à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la douleur du 18 octobre. En surdosage, le paracétamol peut se révéler toxique pour le foie. Dr Good vous aide dans votre automédication.

Quand privilégier le paracétamol plutôt que l’ibuprofène ou l’aspirine ?

Le paracétamol n’est pas anti-inflammatoire contrairement aux deux autres médicaments cités. Si c’est le médicament de premier choix pour soulager les douleurs, lutter contre la fièvre et le rhume, il est moins efficace dans le traitement des douleurs d’origine inflammatoire, telles que celles de l’arthrose ou des règles.
Il présente l’avantage de ne pas irriter l’estomac et de ne pas fluidifier le sang. Enfin, l’idée selon laquelle il faudrait alterner paracétamol et anti-inflammatoire en cas de fièvre de l’enfant ne s’appuie pas sur des preuves solides.

Ce médicament présente-t-il des risques ?

Le paracétamol est « sûr et efficace », selon l’Agence du médicament. Mais si vous prenez une trop forte dose, si vous ne respectez pas le bon intervalle de temps entre 2 prises, vous vous exposez à des effets indésirables. Ils sont rares mais parfois graves puisqu’il s’agit essentiellement de lésions du foie.
Quant à la prise prolongée de paracétamol, si vous avez par exemple des douleurs chroniques, elle pourrait aussi comporter des risques notamment chez les personnes souffrant de troubles rénaux, intestinaux, ou encore cardio-vasculaires. Attention donc à l’automédication ! C’est d’ailleurs pour limiter ces risques que le paracétamol ainsi que l’ibuprofène et l’aspirine sont passés derrière le comptoir du pharmacien en 2020 et qu’il ne peut pas vous délivrer plus d’une boîte si vous ne présentez pas de symptôme.

Quelles sont les bonnes doses à respecter ?

Pas de réponse unique à cette question puisque la bonne dose dépend de votre poids et de votre état de santé. Chez l’enfant, pas de prise de paracétamol en-dessous de 27 kg et pas plus de 4 comprimés de 500 mg par jour, espacés toutes les 6h.
Chez l’ado entre 40 et 50 kg, ne pas dépasser 6 comprimés par jour. Au-delà, chez l’adulte de plus de 50 kg, il existe aussi des limites : 1 à 2 comprimés ou gélules à 500 mg, 1 à 3 fois par jour.
L’Agence du médicament recommande par ailleurs de ne pas prendre 2 comprimés de 1g en même temps et de ne jamais dépasser les 3g par jour en auto-médication.
Enfin, si vous souffrez d’une maladie des reins, du foie ou d’alcoolisme, demandez conseil à votre médecin avant de prendre du paracétamol. Comme le médicament s’élimine par voie urinaire, le risque de surdosage est majoré.

Certaines personnes se retrouvent en surdosage à leur insu. Comment est-ce possible ?

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan sont les marques les plus connues au total, plus de 200 médicaments contiennent du paracétamol, seul ou associé à d’autres substances actives. Vous en trouvez aussi dans ceux utilisés pour le traitement des douleurs en tout genre, de la migraine, de la fièvre, des allergies, du rhume… Avec l’arrivée en force des infections de l’hiver, vous pouvez rapidement vous retrouver en surdosage sans le savoir si vous prenez par exemple une solution buvable en sachet contre l’état grippal et du doliprane parce que vous avez mal à la tête. Lisez bien la notice !

Est-ce que je peux prendre du paracétamol si je suis enceinte ?

Dans cette période, la règle de base consiste à éviter de prendre des médicaments. Pour le paracétamol, l’ANSM suggère qu’en cas de besoin, vous demandiez conseil à votre médecin pour ajuster la dose et la durée de la prise.
Cependant, une méta-analyse rassemblant un grand nombre d’études publiée il y a un mois appelle à la plus grande prudence. Le paracétamol nuirait au développement du fœtus. Ce risque d’augmentation des troubles neurodéveloppementaux, reproducteurs et urogénitaux serait présent sans surdosage. Ces résultats doivent cependant être confirmés.