Les actus Dr Goodnews Prévention Le mois sans alcool à la diète

Le mois sans alcool à la diète

Le mois sans alcool à la diète

Le gouvernement  a renoncé à s’associer au Mois sans alcool. Les intérêts économiques l’ont emporté sur la santé publique.

Copyright Adobe Stock par Miki studio

La scène s’est passée au coin du zinc ou presque. En déplacement en  Champagne à la mi-novembre, Emmanuel Macron aurait lui même assuré aux viticulteurs que la campagne Mois sans alcool de janvier n’aurait pas lieu.
Calquée sur le modèle anglais, cette mobilisation a pour but, après les fêtes, d’inciter les citoyens à évaluer leur consommation en fonction de leur mode de vie et, éventuellement, de la corriger. L’agence Santé publique France devait s’associer à plusieurs opérations de sensibilisation. Avant d’y renoncer.
Cette « dérobade » des pouvoirs publics a fait bondir les associations et les addictologues qui constatent les conséquences des excès de l’alcool : 40 000 morts prématurés par an, la moitié des violences conjugales infligées sous l’emprise de l’alcool ou des stupéfiants, 30 % des accidents de la route liés à des ivresses au volant. En face, les lobbys viticoles vont valoir que leur filière emploie 500 000 personnes et exporte 30 % de la production.

Mais que valent les arguments de la santé publique en face des intérêts économiques ? Le gouvernement a répondu clairement : pas grand chose !