Les actus Dr Goodnews Modes de vie Ecrans chez les enfants : comment les parents doivent en parler

Ecrans chez les enfants : comment les parents doivent en parler

Ecrans chez les enfants : comment les parents doivent en parler

Les enfants de 3-6 ans qui regardent des écrans avant d’aller à l’école et sans échanger avec les parents multiplient par six le risque d’avoir des troubles du langage.

Crédit Photo : Adobe Stock par Tomsickova

Trop d’écrans tue le langage ! Les résultats de la nouvelle enquête de Santé Publique France sont éloquents. Les jeunes enfants (3,5 à 6,5 ans) surexposés aux écrans risquent de développer des troubles primaires du langage, c’est-à-dire qu’ils éprouvent des difficultés à verbaliser ou à comprendre un message. 
Le risque est multiplié par 3 pour les enfants qui regardent la télé, la tablette ou l’ordi le matin, avant l’école et par six si l’enfant ne discute pas avec ses parents des contenus qu’il visionne.

De fait, parler des écrans avec son enfant, est essentiel ! Mais que faut-il dire, quelles questions lui poser et pourquoi ? Le psychiatre Serge Tisseron, auteur de la méthode 3-6-9-12, délivre quelques conseils pratiques.

Débriefer les contenus. Pas seulement : « qu’as-tu regardé ? », mais « Ha, le petit ourson a fait un bonhomme de neige ? Avec qui ? Comment ? Quand ? Pourquoi ? ». Ne pas seulement questionner, mais rebondir sur le récit. A 3 ans, on peut passer une vingtaine de minutes par jour devant un écran ; on débriefe pendant 5-10 minutes.

Revoir les contenus. Privilégier les DVD plutôt que la télé ou YouTube Kids. L’idée, c’est que l’enfant puisse visionner plusieurs fois le dessin animé, le choisir, le revoir. La première narration sera un peu maladroite, puis de plus en plus assurée, détaillée.

Développer les compétences narratives. Grâce à ces exercices, le parent invite l’enfant à construire des phrases, à choisir ses mots, à porter intérêt à ce qu’il voit. Les écrans favorisent une réception passive ; les exercices de narration permettent de contrecarrer cela, de prendre du recul face aux contenus.
Un enfant qui sait raconter ce qu’il voit arrive mieux à s’inscrire dans une histoire personnelle,familiale, sociale.