Les actus Dr Goodnews Bien-être Dépistage du cancer colorectal : pourquoi il faut y participer

Dépistage du cancer colorectal : pourquoi il faut y participer

Dépistage du cancer colorectal : pourquoi il faut y participer

Le test de dépistage du cancer colorectal a été simplifié depuis 2015. Plus fiable et plus performant, il est primordial qu’homme comme femme prennent le temps de le faire, dès 50 ans puis tous les deux ans. Dépistage, prélèvement des selles chez soi, test positif : l’équipe Dr.Good!  vous permet d’y voir plus clair !

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Voilà 12 ans que la France a mis en place un dépistage généralisé du cancer colorectal. Et pourtant, moins d’un tiers des 50-74 ans a fait un test, souligne Santé Publique France dans son dernier bilan.
Et le taux de participation est en baisse constante depuis 2016. Or, il faudrait atteindre atteindre 45 % pour infléchir vraiment la courbe de mortalité du cancer colorectal, qui est tout de même le 3ème le plus fréquent chez l’homme et le deuxième chez la femme.
Cet acte de prévention est pourtant beaucoup plus simple à réaliser que vous ne le redoutez. Dr Good vous donne la marche à suivre.

Est-ce utile de faire un test de dépistage même si je n’ai pas de facteur de risque ni d’antécédents familiaux ?

Oui ! Toutes les personnes entre 50 et 74 ans sont invitées à faire un test de dépistage parce que le cancer colorectal – comme bon nombre de cancers – reste silencieux pendant des années. Un simple polype met 10 ans avant de devenir cancéreux et encore des années à se manifester avec des symptômes.
Le test peut permettre de faire un dépistage très précoce et dans ce cas, le cancer colorectal a 9 chances sur 10 d’être guéri. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de faire le test tous les 2 ans.
Si, dans l’intervalle, vous souffrez régulièrement de maux de ventre, de diarrhées ou avez du sang dans vos selles, consultez votre médecin.

Dois-je attendre une invitation de l’Assurance maladie pour me faire dépister ?

Normalement, à partir de 50 ans, l’Assurance maladie envoie tous les deux ans un courrier avec un kit de dépistage du cancer colorectal. Si vous n’avez pas reçu de courrier, parlez-en à votre médecin, surtout si vous avez des symptômes ou des antécédents familiaux.

Comment se déroule le test ?

Pas de panique ! Depuis 2015, le test est plus simple. Un seul prélèvement de selles est nécessaire au lieu de… 6 avec l’ancien test. Un tube doté d’un bouchon avec une tige permet d’effleurer les selles et de faire le recueil en quelques minutes. Le tout, tranquillement de chez vous. Il suffit ensuite d’envoyer ce tube à un laboratoire de biologie moléculaire qui recherchera la présence de sang dans les selles. Si cela vous dégoûte un peu, regardez cette petite vidéo pour vous rassurer.

Ce dépistage est-il vraiment fiable ?

Ce test dit « immunologique » est bien plus performant que son prédécesseur, l’ Hemoccult : aucun risque par exemple de confondre votre sang dans les selles avec l’hémoglobine animale issue de l’alimentation et il détecte 2 fois plus de cancers. Dans près de la moitié des cas, les cancers dépistés sont de stade 1.
Entre 5 400 et 6 200 décès dus au cancer colorectal pourraient être évités chaque année grâce au dépistage organisé, à condition que 45 % de la population concernée fasse le test. Or, nous n’en sommes qu’à 30 %.

Si le résultat est positif, cela signifie-t-il que je souffre d’un cancer colorectal ?

Absolument pas ! Un résultat positif signifie que du sang a été détecté dans vos selles. Dans ce cas, vous devrez prendre rendez-vous avec un gastro-entérologue qui vous prescrira une coloscopie.
Cet examen, qui n’est certes pas une partie de plaisir mais qui est réalisé sous anesthésie générale, permet de visualiser l’intérieur de vos intestins et de repérer d’éventuels polypes – qui a terme peuvent devenir cancéreux-, voire une tumeur déjà cancéreuse.
Et sachez que 4 % seulement des tests de dépistage sont positifs et parmi eux, la coloscopie est tout à fait normale dans plus de la moitié des cas.