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De la salive contre le cancer du sein

Et si l'on pouvait prédire le risque du cancer du sein à partir d'un échantillon de salive ? Aujourd'hui, environ 10% des Françaises sont concernées par le plus répandu (55 000 cas chaque année) et le plus mortel des cancers féminins !

Au Canada, en combinant le profil génétique obtenu grâce à un test de salive à un modèle statistique tenant compte des antécédents familiaux, des facteurs hormonaux et des habitudes de vie, des scientifiques déclarent pouvoir estimer « avec une précision inégalée » le risque global de cancer du sein couru par chaque femme. Un modèle prédictif validé sur 220 000 femmes par des chercheurs de l'Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval qui ont publié une étude internationale dans la revue Genetics in Medicine.

« Il sera possible d'établir un risque individuel pour chaque femme et de lui proposer une approche de dépistage personnalisée, peu importe l'âge, développe l'un des auteurs de l'étude. Il lui suffira de fournir un échantillon de salive à une seule reprise au cours de sa vie lorsqu'elle aura atteint, par exemple, le début de la quarantaine. »

Grâce aux résultats de ce test salivaire à ne faire qu'une fois dans sa vie, vers l'âge de 35 ans, chaque femme pourrait alors entreprendre un dépistage adapté, personnalisé, sans attendre les recommandations d'usage du dépistage (une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans). L'intérêt est multiple : mieux soigner, limiter les séquelles, voire même pouvoir éviter l'apparition de la maladie en repérant et en traitant une anomalie susceptible d'évoluer vers un cancer.

Les premiers tests de salive seront mis en œuvre au Canada au printemps. On scrutera bien sûr leur efficacité mais aussi le degré d'anxiété qu'ils peuvent créer chez les participantes. Car utiliser la génétique peut augmenter le risque d'obtenir un résultat positif. Et ça, tout le monde n'est pas prêt à l'encaisser.

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