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La GoodLetter de Michel Cymes, votre nouvelle newsletter bien-être et santé, tous les 15 jours !

"Des infos santé, des envies, des découvertes, des coups de gueule et toujours des conseils… avec le ton décomplexé, sans tabou et proche de vous qui m’est familier. La GoodLetter, c’est tout cela et plus encore. Une autre façon de prendre soin de soi."

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Archives

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Newsletter - 27 juin 2019 Par Dr Good Le plastique ce n'est pas que pour emballer les aliments, il est aussi dedans... Et nous en avalons quotidiennement des quantités préoccupantes.

En polluant notre environnement de millions de tonnes de plastiques chaque année, cette pollution se retrouve fatalement dans notre assiette. D'après un rapport commandé par WWF à l'université de Newcastle (Australie), et basé sur la compilation de 50 études menées sur l'ingestion humaine de plastiques, une personne moyenne pourrait avaler jusqu'à 5 grammes de plastique chaque semaine, soit le poids d'une carte de crédit. Comment essayer, peut-être, d'en manger un peu moins ? En arrêtant de boire de l'eau en bouteille, qui est la première source de plastique ingurgité (mais ne croyez pas pour autant que l'eau du robinet en soit exempte...). Gardez aussi en tête que parmi les autres produits de consommation analysés, les fruits de mer, la bière et le sel contenaient le plus fort taux de plastiques : évitez de les consommez en excès. Mais ça ne vous empêchera pas de respirer en masse les microparticules de plastique en suspension dans l'air...

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Newsletter - 27 juin 2019 Par Dr Good Chaque année, c'est la même histoire. Votre trousse à pharmacie déborde, et pourtant, vous n'avez jamais ce qu'il vous faut pour faire face aux petits pépins.

Pour les douleurs et la fièvre, prévoyez du paracétamol ou de l'ibuprofène, si les anti-inflammatoires ne sont pas contre-indiqués pour vous. En cas de plaie superficielle, glissez dans votre trousse un antiseptique, des compresses stériles, une bande, du sparadrap et quelques pansements prêts à l'emploi. Ajoutez un peu de matériel (une paire de ciseaux, des épingles pour fixer le bandage), des gants stériles et un gel hydroalcoolique, pour faire les soins dans les meilleures conditions d'hygiène possible. En cas de foulure sur les chemins de randonnée, emportez avec vous un spray réfrigérant, que vous appliquerez immédiatement. Pensez aussi à une bande compressive de contention et à un gel anti-inflammatoire, pour soulager et faire diminuer l'œdème avant de consulter, si nécessaire, un médecin. Et si cet été vous partez loin (Afrique, Asie...), prévoyez une consultation chez votre médecin avant le départ : il fera le point avec vous sur vos éventuels besoins spécifiques, notamment en vaccins.

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Newsletter - 27 juin 2019 Par Dr Good Comment gâcher le départ en vacances dans la voiture familiale ? Avec un mal des transports carabiné, évidemment.

Les nausées et vomissements subis par les malchanceux qui y sont sujets seraient dus à une différence d'information importante entre la vitesse que donne l'oreille interne et la vitesse que semblent donner les yeux, ce qui crée un conflit au niveau cérébral. Pour éviter l'apparition des symptômes, maintenez la tête droite, sans faire de mouvements brusques. En voiture, installez-vous à l'avant à côté du conducteur, si vous êtes adulte, ou à l'arrière au milieu, et regardez loin devant vous. Dans un avion ou en bateau, choisissez une place située au centre de l'appareil : les mouvements y sont d'amplitude plus faible. Quel que soit le moyen de transport, évitez les stimulations visuelles, et ne lisez pas ! Pour vous sentir mieux, vous pouvez prendre des antihistaminiques H1 en prévention (1/2 heure à 1 heure avant le départ), puis, si besoin pendant le voyage, car leur durée d'action ne dépasse pas 5 à 6 heures. En revanche, l'efficacité des bracelets contre le mal des transports n'a jamais été prouvée...

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Newsletter - 27 juin 2019 Par DR Good Quel impact ont eu 20 ans d'usage d'Internet sur nos capacités cognitives et nos interactions avec autrui ? C'est ce qu'a voulu savoir une équipe de chercheurs internationale, qui publie ses résultats dans la revue World Psychiatry.

Les scientifiques ont démontré que le "multitasking" (la capacité à gérer plusieurs tâches de manière simultanée) dont nous pouvons faire preuve sur le net ne nous rend pas plus "multitâches" dans la vie réelle. Au contraire, les incessantes notifications digitales qui inondent notre téléphone nous auraient rendus particulièrement sensibles aux distractions. En clair, incapables de nous concentrer. Et quid de notre santé mentale ? Les résultats de l'étude semblent aussi montrer que le cerveau a tendance à considérer les interactions sociales digitales comme les interactions sociales réelles. Et c'est à "double-tranchant", notamment pour les plus jeunes. Les adolescents peuvent y trouver une sorte de soutien moral en ligne, mais cela peut aussi les soumettre à la pression et au jugement de leurs pairs et donc les fragiliser.

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Newsletter - 27 juin 2019 Par Dr Good C'est le moment de la trêve estivale pour tout le monde, moi y compris !

C'était un réel plaisir de vous distiller, chaque semaine, mes conseils, mes coups de gueule aussi, pour vous donner de quoi vous maintenir en bonne santé et peut-être même pour retrouver la santé ! J'espère que toutes ces news vous ont inspirés et servis. Je ne pouvais pas vous quitter sans vous adresser un énorme "merci", merci de nous suivre toujours aussi nombreux ici et avec le magazine "Dr Good" dont vous faites le succès depuis son lancement ; on se retrouve ici-même le 29 août prochain pour la reprise de cette newsletter. D'ici là bon été, bonnes vacances, bon repos et portez-vous bien !

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Newsletter - 20 juin 2019 Par Dr Good On savait déjà que marcher suffisamment (10 000 pas par jour, selon les recommandations de l'OMS) était bon pour notre santé, et donc notre espérance de vie. Mais selon une récente étude menée au Royaume-Uni par des chercheurs du Leicester Biomedical Research Centre, le rythme aurait aussi son importance.

Marcher rapidement nous permettrait aussi de vivre plus longtemps, et ce quelle que soit notre corpulence. Les chercheurs ont demandé à presque 475 000 personnes - qui participaient à l'étude britannique Biobank entre le 2006 et 2016- s'ils avaient l'habitude de marcher à une allure lente, régulière/moyenne ou rapide. Les chercheurs ont noté que celles et ceux qui marchaient habituellement vite avaientune espérance de vie plus longue : entre 86,7 et 87,8 ans pour les femmes et entre 85,2 et 86,8 ans pour les hommes. Ne lambinez pas !

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Newsletter - 20 juin 2019 Par Dr Good Les scientifiques et les médecins n'ont jamais réussi à tomber d'accord sur le cas de "fous de la manette". Mais le "gaming disorder", c'est à dire la pratique excessive et déraisonnable du jeu vidéo, vient pourtant d'être reconnu comme un véritable trouble par l'organisation mondiale de la santé (OMS).

Faut-il vous inquiéter outre mesure si votre ado est difficile à "descotcher" de sa console ? Pas forcément. Selon l'OMS, le " trouble du jeu vidéo" se définit par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée à celui-ci, au point que celui-ci prenne le pas sur d'autres centres d'intérêt et activités quotidiennes. Il se caractérise également par la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables. En réalité, seule une petite partie des personnes qui utilisent des jeux numériques ou des jeux vidéo est concernée. Attention donc au temps que vous ou quelqu'un de votre entourage passe à "gamer". En excès, cela peut avoir des conséquences sur le quotidien, la vie sociale ou la santé.

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Newsletter - 20 juin 2019 Par Dr Good Meilleur pour la santé, le bio ? Pas toujours à en croire la revue 60 Millions de consommateurs qui analysé la composition de 130 produits bio dans son dernier hors-série.

Première chose, ne les pensez pas forcément plus diététiques que leurs équivalents non bios : ils sont souvent aussi gras et sucrés, voire plus ! Plus problématique pour les produits estampillés "bio", certains contiennent autant de polluants que les produits classiques. Pire encore, plusieurs œufs et laits référencés bio analysés contenaient davantage de PCB et de dioxines, des substances cancérogènes classées comme perturbateurs endocriniens. Comment expliquer de tels résultats ? Par l'environnement. Dans l'élevage, par exemple, le sol où gambadent les poules et les vaches n'est pas testé et les animaux peuvent se trouver en contact avec des sols pollués.

Côté fruits et légumes, même paradoxe : même s'ils ne sont pas traités, ils peuvent être cultivés à proximité de sources de contamination. Si on ajoute à cela que certains pesticides sont autorisés en agriculture biologique, la pertinence du label "bio" a de quoi être remise en question.

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Newsletter - 20 juin 2019 Par Dr Good Soupes déshydratées, nuggets de poulet ou de poisson, céréales de petit déjeuner ... les aliments dits "ultra-transformés" forment une famille très hétérogène. Mais ils ont pour point commun de contenir des ingrédients que je vous mets au défi de trouver dans votre cuisine...

On y retrouve des additifs, des colorants, ou encore des émulsifiants. Ces aliments n'avaient déjà guère bonne presse, mais la liste des risques qu'ils nous font courir est encore en train de s'allonger. Désormais, au risque accru de dyslipidémies (anomalie des lipides du sang), de surpoids, d'obésité et de cancer, il faut ajouter celui de maladies cardiovasculaires. C'est la fameuse étude française Nutrinet qui pointe ces dangers du doigt. Les scientifiques ont étudié les comportements alimentaires de 100 000 participants et ils ont observé qu'une augmentation de 10% de la part d'aliments ultra-transformés dans leur assiette était associée à une hausse de 12% de risque de maladies cardiovasculaires. La faute aux composants, aux emballages, aux procédés de fabrication de ces produits industriels ? Difficile, à ce stade, d'établir des liens de causalité pour les chercheurs.

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Newsletter - 20 juin 2019 Par Dr Good Donneurs, donneuses (de sang) et les autres, l'Etablissement du sang (EFS) a besoin de vous !

Après les nombreux jours fériés du mois de mai, les réserves de sang sont basses en France et la situation est très fragile. Aussi, plus que jamais, chaque don compte. L'EFS appelle toutes les personnes sensibilisées par le don du sang à donner et à "passer le relais" à ceux et celles qui ne le seraient pas encore. C'est avec ce mot d'ordre que l'EFS lance l'opération #PrenezLeRelais du 11 juin au 13 juillet à l'occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang (JMDS), le 14 juin. 7000 collectes vont être organisées en France. Pour trouver le centre le plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site de l'EFS à la rubrique "Où donner" : en renseignant le nom de votre ville ou votre code postal, vous serez renseigné en un clic.

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Newsletter - 06 juin 2019 Par Dr Good Non, ce n'est pas de la paresse, encore moins du temps perdu. Quand vous faites des mots-croisés ou du sudoku au fond de votre fauteuil, vous aiguisez en fait votre cerveau.

Selon une étude anglaise - la plus grande en ligne jamais réalisée sur le sujet -, les adultes de plus de 50 ans qui jonglent régulièrement avec les mots et le chiffres ont un cerveau qui vieillit mieux que celui des autres. Les chercheurs ont demandé aux 19 000 personnes de la cohorte de leur indiquer la fréquence de leurs séances de remplissage de grilles et les ont soumis à des tests cognitifs. Ils ont constaté que plus les participants résolvaient régulièrement des énigmes, meilleure était leur attention, leur raisonnement et leur mémoire. A tel point que leurs fonctions cérébrales étaient équivalentes à celles de personnes huit à dix ans plus jeunes. Les scientifiques ne peuvent pas dire que les mots croisés et le sudoku réduisent le risque de démence, mais leur étude confirme que ces jeux font mieux fonctionner le cerveau, et plus longtemps.

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Newsletter - 06 juin 2019 Par Dr Good 61% des hommes sont concernés par les problèmes d'érection. C'est le chiffre qui devrait vous aider à briser ce grand tabou masculin.

L'IFOP a interrogé 1 957 hommes âgés de 18 ans et plus et six hommes sur dix ont déclaré avoir déjà rencontré des problèmes d'érection au moins une fois au cours de leur vie. Le chiffre est en hausse continue depuis ces quinze dernières années. L'enquête montre aussi que ce qui "joue" sur ce type de troubles n'est pas forcément ce que l'on croit. L'âge ? Le stress ? Certes, mais pas que. L'hyper-connexion aux écrans en général et la consommation de pornographie en particulier ont aussi une grande responsabilité. Chez les moins de 35 ans, la proportion de victimes de troubles du désir ou de problème d'érection s'avère nettement supérieure à la moyenne (33%) chez les hommes qui regardent quotidiennement des vidéos pornographiques (55%). Alors si vous êtes concernés par le problème, "descotchez" un peu de vos écrans et filez consulter pour éviter de tomber dans la spirale négative du stress et de l'autodépréciation.

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Newsletter - 06 juin 2019 Par Dr Good Je connais votre amour du "do it yourself", des "tutos" sur Internet et des cosmétiques naturels. Ils ont le vent en poupe. Mais pour protéger votre peau des assauts des UV et des risques de cancer qui y sont associés, misez plutôt sur les crèmes solaires classiques même si elles ne sont pas parfaites (notamment en termes d'impact environnemental).

Une étude américaine publiée dans la revue Health Communication vient de montrer que deux tiers (68%) des recettes de crèmes solaires "faites maison" trouvées (en anglais) sur le site de partage de photos Pinterest étaient inefficaces. Alors même que l'écrasante majorité des internautes (95%) les présentaient comme protectrices. Beurre de karité, huile de coco, huiles essentielles, cire d'abeilles... les ingrédients dont l'efficacité contre les UV n'a pas été démontrée scientifiquement y sont légion. Seul l'oxyde de zinc, qui a des propriétés protectrices, a un intérêt, mais seulement s'il compose plus de 20?% du produit. Vu les enjeux, mieux vaut peut-être ne pas jouer les apprentis chimistes, histoire de ne pas concocter une crème "spécial coup de soleil".

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Newsletter - 06 juin 2019 Par Dr Good Lampes d'ambiance, guirlandes décoratives mais aussi phares de voitures ou écrans de téléphones et d'ordinateurs...les LED (diodes électroluminescentes), peu gourmandes en énergie, sont désormais partout dans nos vies. Le problème : ils émettent une lumière dite "riche en bleu" qui peut être nocive pour notre santé.

Dans un nouveau rapport, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) rappelle que cette lumière est toxique pour l'oeil. Elle peut irriter sa surface et produire une gêne mais peut aussi, à plus long terme, conduire à une baisse de la vue. L'exposition à la lumière bleue le soir ou la nuit, même minime, perturbe aussi les rythmes biologiques et donc le sommeil. Privilégiez des éclairages domestiques de type "blanc chaud", moins nocifs, et limitez votre exposition (et celles des enfants, surtout) aux écrans avant le coucher. Inutile d'investir, a priori, dans des lunettes de protection ou des écrans spécifiques : leurs effets protecteurs de la rétine sont très variables et leur efficacité pour la préservation des rythmes circadiens n'est pas prouvée.

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Newsletter - 06 juin 2019 Par Dr Good Ce n'est pas une décision définitive, mais les laboratoires homéopathiques ont d'ores et déjà de quoi faire grise mine.

La Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS) a adopté mercredi 15 mai un "projet d'avis" dans lequel elle recommanderait de ne plus rembourser les petites granules sucrées dont les Français sont si friands. Ce serait son "service médical rendu insuffisant" qui priverait l'homéopathie, jusque-là remboursée à hauteur de 30%, de toute prise en charge par la collectivité. Les fabricants se sont, eux, lancés dans une riposte médiatique avec la campagne "mon homéo, mon choix", qui vise à défendre le remboursement des produits homéopathiques et leur accessibilité à tous les Français. En 2018, l'Assurance maladie a remboursé 126,8 millions d'euros de médicaments homéopathiques. La décision de la HAS devrait être connue en juin.

sport et santé
Newsletter - 30 mai 2019 Par Dr Good Chez Dr Good, vous le savez, on aime l'activité physique, et on aime vous encourager à en faire. Alors à chaque fois qu'une nouvelle étude confirme que le sport c'est la santé, on ne se prive pas de vous le dire.

Celle publiée récemment dans la revue Frontiers in Physiology est particulièrement réjouissante : elle montre que nous tirons des bénéfices de nos entraînements...même des années après avoir transpiré !

Des scientifiques de l'Université Duke ont recontacté des personnes qui avaient participé à une expérience d'exercice physique à grande échelle, il y a une dizaine d'années. A l'époque, les volontaires - âgés de 40 à 60 ans, tous sédentaires et en surcharge pondérale - avaient été séparés en deux groupes. Le premier groupe était resté sédentaire et le deuxième avait commencé à faire du sport.

Les chercheurs ont rappelé une centaine d'anciens participants pour leur faire passer de nouveaux tests physiques. Ceux qui avaient fait de l'exercice (pendant 8 mois) avaient conservé une meilleure forme physique que les autres. En moyenne, leur capacité d'endurance n'avait diminué que d'environ 5% (contre 10% pour les sédentaires), une décennie après. Comme quoi, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre.

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Newsletter - 30 mai 2019 Par Dr Good Comme de nombreux patients, vous avez tendance à vous plaindre du peu de temps que votre médecin vous consacre durant la consultation ?

Mais saviez-vous qu'en moyenne, un médecin libéral travaille 52 heures par semaine, dont plus de 44 sont dédiées exclusivement à ses patients, déplacement compris quand il fait des visites à domicile ?

En moyenne, nous, médecins, consacrons 18 minutes à chaque consultation. Mais notre travail ne s'arrête pas après avoir raccompagné le dernier patient à la porte. Le reste de notre temps est occupé par des tâches de gestion et de coordination ou à l'actualisation de nos connaissances médicales.

Et c'est sans compter sur nos deux heures hebdomadaires, en moyenne, dédiées à des activités non libérales, comme des consultations à l'hôpital ou en EHPAD. Une vraie vocation, je vous dis !

bien etre
Newsletter - 30 mai 2019 Par Dr Good Les tabous autour du mal-être au travail ont la vie dure. Selon une nouvelle étude qui a recueilli l'opinion de 10 585 salariés en Europe, dont 1 410 en France, au sujet des enjeux liés au monde professionnel et au futur du travail, le malaise demeure.

Les Français se trouvent toujours parmi les salariés les plus stressés, avec pratiquement 1 répondant sur 5 (19%) qui déclare subir un stress quotidien au travail. 31% des Français pensent que leur employeur ne s'intéresse pas du tout à leur bien-être psychologique et 41% affirment que son intérêt n'est que superficiel.

Résultat : dans notre pays, seuls 20% des salariés se disent prêts à s'ouvrir de leurs problèmes à leur direction. Mais les choses pourraient bouger dans le futur : les plus jeunes générations semblent plus à l'aise que leurs aînés à l'idée d'évoquer leurs difficultés. Plus des trois quarts des 16 à 34 ans (79 %) se disent capables de soulever un problème de bien-être au travail s'il se présentait.

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Newsletter - 30 mai 2019 Par Dr Good C'est peut-être votre cas : un grand nombre de personnes présentent, de manière inexpliquée et prolongée, de la fatigue, des maux de têtes, des troubles de la mémoire ou de la concentration, ou encore des douleurs articulaires...

Devant de tels symptômes, certains médecins suspectent une maladie de Lyme persistante ou chronique. Rarement à raison. Une étude du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) s'est intéressée à la confirmation du diagnostic de la maladie. Parmi les 301 patients inclus, le diagnostic a été confirmé chez 29 patients (10%) et s'est avéré "possible" chez 9 (3%). Parmi les 243 patients présentant un diagnostic autre, les principales maladies étaient d'origine psychologique, rhumatologique, ou encore neurologique.

Ces résultats concordent avec deux autres études françaises et viennent corroborer l'importance des phénomènes de sur-diagnostic et de sur-traitement de la maladie de Lyme. D'après les auteurs, les autorités sanitaires de notre pays devraient se pencher sur ce problème préoccupant, à l'heure du bon usage des antibiotiques. La controverse n'est pas prête de s'éteindre...

moustique tigre
Newsletter - 30 mai 2019 Par Dr Good Le moustique tigre, une espèce capable de transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le zika, poursuit sa progression en France : il est désormais implanté dans plus de la moitié des départements, dont Paris.

Il s'est durablement installé dans 51 départements en 2018 contre 42 un an plus tôt. Un moustique d'aspect banal, le moustique-tigre ? Pas du tout...

Il est plus petit que les autres espèces, avec des pattes tachetées et des rayures blanches sur le thorax. Si vous le repérez, signalez-le aux autorités sanitaires pour les aider dans leur travail de veille. Prenez-le en photo et envoyer la photo à un organisme agréé sur Vigilance-moustiques.com, ou Signalement-moustique.fr.

De votre côté, pour le faire fuir, asséchez votre environnement. Evitez d'avoir des sources d'eau stagnantes : videz bien les soucoupes sous vos plantes, changez l'eau des vases plusieurs fois par semaine et ne laissez pas sous la pluie des objets susceptibles de se remplir d'eau.

nature
Newsletter - 2 mai 2019 Par Dr Good Vous n'arrivez plus à vous concentrer, devant votre ordinateur ? Faites une sortie au vert !

Une étude finlandaise assure que 15 minutes de marche quotidienne dans un environnement naturel, comme une forêt, améliore la productivité au travail. En plus de réduire les risques de dépression et d'épuisement professionnel. Beaucoup de chercheurs ont abordé la question de l'influence de la nature sur notre cerveau. Et il est de plus en plus clair que les environnements naturels produisent des effets biologiques sur lui.

On sait désormais que certains phytoncides, des composés chimiques notamment émis par les arbres, peuvent faire diminuer la fréquence cardiaque et nous amener à respirer plus lentement et plus profondément. Ce qui fait baisser la tension artérielle et favorise la concentration.

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Newsletter - 2 mai 2019 Par Dr Good Vous le savez, lutter contre les réfractaires à la vaccination est l'un de mes chevaux de bataille et je me suis déjà épanché à ce sujet dans cette newsletter. Aujourd'hui, je suis plutôt content d'avoir mené ce combat.

Pour rappel, depuis l'année dernière, les bébés doivent recevoir 11 vaccins, contre 3 précédemment, pour pouvoir aller à l'école ou dans d'autres collectivités. Les premiers résultats de cette nouvelle politique de santé sont positifs.

La couverture vaccinale a augmenté chez les enfants nés depuis le 1er janvier 2018, par rapport à ceux nés un an plus tôt. La vaccination contre l'hépatite B a gagné 8 points. La hausse du taux de vaccination la plus spectaculaire concerne la méningite à méningocoque C : 75% des enfants nés après le 1er janvier 2018 ont reçu cette dose, contre 39% en 2017 (+36 points).

Autre très bonne nouvelle, la défiance des parents envers les vaccins semble perdre du terrain. L'importance de la vaccination pour la santé des enfants (91%) et pour la protection de la collectivité (87%) progresse dans l'opinion des parents (+5 points par rapport à juin 2018). Que des bonnes nouvelles !

jeux enfants
Newsletter - 2 mai 2019 Par Dr Good Il n'est jamais trop tôt pour prendre de bonnes habitudes : les comportements favorables à la santé adoptés dès le plus jeune âge conditionnent en partie ceux qui seront adoptés au cours de la vie.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a récemment publié ses recommandations pour favoriser un bon développement physique et mental des enfants de moins de cinq ans. L'OMS leur conseille plus d'activité physique, moins d'activités sédentaires et un sommeil de bonne qualité pour éviter l'installation de l'obésité au cours de l'enfance et les maladies qui peuvent lui être associées par la suite.

En pratique, évitez de laisser votre tout-petit assis devant un écran, sachant qu'il n'est pas recommandé de placer un enfant de moins de 2 ans devant un écran et qu'au-delà de cet âge l'exposition ne devrait pas excéder une heure par jour.

Evitez aussi de l'attacher à son siège ou sa poussette plus d'une heure à la suite.

Et remettez le jeu actif au centre de sa vie, quel qu'il soit ! Assurez-vous qu'il consacre au moins 3 heures par jour à différents types d'activité physique d'intensité diverse.

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Newsletter - 2 mai 2019 Par Dr Good S'il est communément admis que l'argent ne fait pas le bonheur, restait à savoir ce qui nous permettait d'être heureux de manière plus sûre.... Et d'après des chercheurs des universités de Yale et d'Oxford, c'est le sport.

Pour en arriver à ces conclusions, ils se sont appuyés sur un très large échantillon de plus de 1,2 millions d'Américains à qui ils ont demandé d'estimer leur expérience récente du mal-être moral. Résultat, les personnes qui pratiquent une activité physique régulière souffriraient mentalement seulement 35 jours par an, contre 53 jours par an pour les moins actifs.

D'après les scientifiques, bouger favoriserait la libération de messages neuronaux stimulants et procurerait un sentiment d'accomplissement et de récompense.

Chausser ses baskets, c'est bien, mais attention à ne pas verser dans l'excès : pour profiter des effets bénéfiques du sport, misez sur trois à cinq séances d'exercice physique par semaine pendant 30 à 60 minutes. Et pour encore plus de bien-être, préférez les sports collectifs.

dioxyde titane
Newsletter - 2 mai 2019 Par Dr Good Nom de code : E171. Le gouvernement a tranché sur le sort du dioxyde de titane, un additif utilisé dans de nombreux produits alimentaires. Il sera interdit au 1er janvier 2020.

Le dioxyde de titane est ajouté dans les aliments pour ses propriétés colorantes et opacifiantes. On le retrouve dans des confiseries, des pâtisseries ou encore des plats cuisinés. Il se présente, au moins partiellement, sous forme de poudre nanométrique et est suspecté d'avoir des effets nocifs sur notre santé.

Si aucune étude n'a démontré formellement les dangers du dioxyde de titane sur l'homme, sa toxicité a été observée chez l'animal. Les autorités sanitaires ont donc opté pour le principe de précaution. Le produit est aussi utilisé dans domaines aussi divers que la cosmétique, les crèmes solaires, les peintures et les matériaux de construction. Mais à ce jour, l'interdiction prévue par le gouvernement ne concerne que l'utilisation de l'additif E171 dans les produits alimentaires.

senior chien
Newsletter - 18 avril 2019 Par DrGood Nos amis à quatre pattes, mais aussi les oiseaux, ont bien des vertus quand il s'agit de traiter notre santé physique ou mentale.

Les bienfaits de la zoothérapie ou l'utilisation de l'animal pour aider et soigner l'homme, ne sont plus à prouver : lien social, baisse de l'anxiété, lutte contre le stress, la dépression et la sédentarité, aide aux autistes... Un récent sondage mené aux États-Unis auprès des personnes âgées le démontre : les animaux permettraient aux seniors de réduire leur stress, d'être plus actifs physiquement et même de mieux supporter les symptômes liés à une pathologie. Selon ce sondage mené par l'Institute of Health Policy and Innovation de l'Université du Michigan (États-Unis) auprès de plus de 2 000 adultes âgés de 50 à 80 ans, plus des trois quarts des propriétaires d'animaux ont ainsi affirmé que leur compagnon réduisait leur stress ou leur donnait une raison d'être. Sans parler de ceux, 78% des propriétaires d'un chien, déclarant bouger plus depuis qu'ils vivent avec leur toutou. Pour plus de 60% % des seniors sondés, posséder un animal c'est aussi mieux faire face aux symptômes physiques ou émotionnels de leur maladie, voire se libérer de la douleur (46%). Enfin, 90% d'entre eux déclaré que leurs animaux les aidaient à profiter de la vie et à se sentir aimés. Seul petit bémol, entretenir un animal coûte cher (pour 18% des sondés), les risques de chute sont réels lors des promenades (6% des sondés ont chuté à cause de leur compagnon) et la perte du compagnon à poils ou à plumes peut s'avérer très difficile à surmonter psychologiquement.

DrGood
Newsletter - 18 avril 2019 Par DrGood On le sait, la consommation de boissons sucrées (avec sucres ajoutés), de jus à base de fruit, de boissons énergétiques et énergisantes et bien sûr les sodas peut avoir un impact sur notre santé : prise de poids, risque de diabète de type 2, hypertension artérielle, infarctus... La liste est longue.

Voilà qu'une vaste étude américaine menée sur 120 000 personnes sur plus de 30 ans par l'Harvard T.H. Chan School of Public Health avec des chercheurs du Brigham and Women's Hospital de Boston et de l'Université chinoise de Huazhong vient ajouter un facteur néfaste à cette liste : selon elle, consommer plus de deux canettes de sodas par jour augmente le risque de décès prématuré de 21%. Dans le détail, la différence des risques encourus par les hommes et par les femmes est très marquée. L'étude publiée dans la revue Circulation montre en effet que, comparativement aux femmes consommant un soda par mois, celles qui boivent 2 canettes par jour présentent un risque de décès prématuré par maladie cardiovasculaire accru de 63 %. Chez les hommes, l'augmentation du risque est de 29 %. Le risque de décès par cancer augmente, quant à lui, de 18 % pour les deux sexes. Quant aux boissons édulcorées - les boissons light - elles aussi étudiées, les effets sur la réduction des risques ne sont pas apparus de façon flagrante. Conclusion des chercheurs, s'il faut remplacer ces boissons sucrées « afin d'améliorer la santé globale et la longévité », c'est l'eau qu'il faut choisir.

homéopathie
Newsletter - 18 avril 2019 Par DrGood Alors que la Haute Autorité de Santé saisie par le ministère de la santé pour "évaluer le bien-fondé du remboursement des médicaments homéopathiques" doit rendre un avis en juin prochain, les Académies nationales de médecine et de pharmacie dénoncent leur inefficacité.

L'homéopathie qui a été introduite à la fin du XVIIIe siècle, par Samuel Hahnemann, postule deux hypothèses : celle des similitudes (soigner le mal par le mal) et celle des hautes dilutions. L'homéopathie est officiellement reconnue par le Conseil National de l'Ordre des Médecins depuis 1997. Aujourd'hui, d'après le dernier baromètre santé 360, 72% des Français croient aux bienfaits de l'homéopathie et 52% y ont recours.

Est-elle efficace ?

Pour les deux académies, non. « L'état des données scientifiques ne permet de vérifier à ce jour aucune de ses hypothèses. Les méta-analyses rigoureuses n'ont pas permis de démontrer une efficacité des préparations homéopathiques. » Et si l'effet placebo est bien réel sur certains patients, son efficacité n'a jamais été démontrée. Elles estiment donc « qu'il n'est pas acceptable d'user de l'homéopathie comme une "médecine alternative". Elle peut tout au plus être utilisée en tant que « thérapie complémentaire pourvu qu'elle ne retarde pas le diagnostic et/ou un traitement reconnu lui efficace. »

Supprimer le remboursement ?

En France, ces médicaments sont remboursés à hauteur de 30 % par l'Assurance maladie. Les deux instances exigent un dé-remboursement de l'homéopathie « tant que la démonstration d'un service médical rendu suffisant n'en aura pas été apportée. » De plus les académies réclament qu'aucun diplôme universitaire d'homéopathie ne soit délivré. Une recommandation qui n'exclut toutefois pas un enseignement « normal », quitte même à le renforcer. A suivre.

DrGood
Newsletter - 18 avril 2019 Par DrGood La gestion de l'affaire des 59 cas révélés de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) dus à des prothèses mammaires s'accélère.

Quelques jours après l'interdiction de plusieurs modèles soupçonnés de favoriser une forme rare de cancer, les autorités sanitaires viennent d'annoncer la création pour cet été d'un registre national recensant toutes les prothèses mammaires implantées en France. Ce registre destiné à un meilleur suivi des femmes porteuses d'implants et donc à une meilleure prévention des risques recensera toutes les prothèses mammaires implantées sur des femmes en France, soit entre 400 000 et 500 000 personnes concernées. Et dire que ce registre existait déjà depuis quelques années sans toutefois avoir été utilisé faute de validation de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). C'est désormais chose faite, mais à quel prix !

vapotage
Newsletter - 18 avril 2019 Par DrGood Nous vous avions déjà parlé fin 2018 de l'étude ECSMOKE lancée par l'AP-HP. Cette étude fait appel à des volontaires afin de recueillir des données sur l'efficacité de la cigarette électronique dans l'aide au sevrage tabagique.

Si 130 personnes se sont déjà portées candidates, l'AP-HP en a encore besoin de 500. Alors, si vous fumez au moins 10 cigarettes par jour, si vous avez entre 18 à 70 ans et, surtout, si vous souhaitez arrêter de fumer, vous avez le profil pour vous inscrire. Pendant six mois, les participants seront pris en charge et suivis après l'arrêt du tabac à raison d'une visite par mois dans l'un des 12 centres de consultations de tabacologie partenaires situés à Angers, Caen, Clamart, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Lille, Lyon, Nancy, Nîmes, Paris (hôpital de la Pitié-Salpêtrière, centre coordonnateur de l'étude), Poitiers, et Villejuif. Trois méthodes seront testées : la cigarette électronique pour les uns, la prise de comprimés aidant à l'arrêt du tabac pour les autres et une version placebo pour les derniers. La prise en charge inclura également des conseils d'aide à l'arrêt.

Pour participer : centre coordinateur : 06.22.93.86.09 et/ou retrouver toutes les informations www.aphp.fr/actualite/fumeurs-participez-letude-ecsmoke

allergies pollens
Newsletter - 04 avril 2019 Par Dr Good C'est le retour du printemps et avec lui, les journées ensoleillées, plus longues mais aussi les pollens tant redoutés par les allergiques !

Au printemps, les pollens issus des arbres, graminées ou herbes provoquent chez les personnes allergiques le fameux rhume des foins : éternuements en série, écoulement nasal, nez bouché, yeux qui piquent ou larmoyants, ou encore des démangeaisons du nez, des oreilles ou du palais.

Voici quelques conseils et gestes simples qui vous permettront de prévenir les allergies ou tout du moins de réduire leurs effets.

• Aérer brièvement son intérieur tard le soir ou tôt le matin, mais éviter de le faire quand il y a du vent. Aérer à fond uniquement pendant les périodes pluvieuses.

• Pour réduire la dissémination intérieure : laver régulièrement le linge de maison et les rideaux. Nettoyer régulièrement les tapis et les meubles. Ne pas sécher le linge à l'extérieur.

• Porter un chapeau en journée et se laver les cheveux le soir, afin de réduire ainsi la quantité de pollen «emportée» au lit qui pourrait perturber le sommeil.

• Ne pas se déshabiller dans la chambre à coucher.

• Conduire avec les fenêtres fermées pour ne pas que le pollen entre dans l'habitacle.

• Se rincer le nez matin et soir avec un spray d'eau de mer ou une solution d'eau salée.

• Par beau temps venteux, ce qui favorise la concentration de pollens, il est conseillé de limiter les séjours à l'air libre et de mettre des lunettes de soleil. Si possible, pratiquez des activités indoor.

• Eviter de tondre la pelouse.

• Eviter la fumée de tabac, qui peut amplifier la sensibilité des muqueuses au pollen et les symptômes d'allergie.

Sachez enfin qu'il existe une application pour smartphone « Alertes Pollens » qui vous informera sur la « météo pollen » dans votre département.

logo cymes
Newsletter - 04 avril 2019 Par Dr Good Remboursés depuis le 15 septembre dernier par l'Assurance maladie et destinés à lutter contre les déserts médicaux, les actes de télémédecine semblent avoir emporté la faveur des Français.

En effet, six mois après cette entrée en vigueur des remboursements, l'Assurance maladie chiffre à 7 939 le nombre de téléconsultations prises en charge. Et le bilan évoque non seulement une progression mais surtout un déploiement "qui tend à s'accélérer".

Le nombre hebdomadaire moyen de téléconsultations est ainsi passé de 200 à la fin 2018, à plus de 700 depuis la mi-février. Ces actes de téléconsultations sont pour le moment le fait des médecins généralistes avec 40,2% d'actes facturés, suivis par les spécialistes avec 32,2%. Suivent les centres de santé (19,9%) et les établissements de santé (7,7%), dont les actes sont "le plus souvent facturés dans le cadre de consultations externes" précise l'Assurance maladie.

Le phénomène ne devrait pas s'arrêter en si bon chemin. Selon l'Assurance maladie, "le développement de la téléconsultation devrait s'amplifier dans les prochains mois à la faveur de nouvelles avancées conventionnelles visant à favoriser la participation d'autres professions de santé à la réalisation de ces consultations." Notamment avec les pharmaciens ou les infirmiers libéraux.

Enfin, au-delà de ces résultats, L'Assurance maladie souligne qu'il est intéressant de noter que près de 3 médecins sur 4 estiment que la télémédecine fera partie de leur quotidien en 2030.

contraception hommes
Newsletter - 04 avril 2019 Par Dr Good Des chercheurs ont annoncé avoir mis au point la première pilule contraceptive pour hommes. 

Elle s'appelle 11-beta-MNTDC et symbolise une avancée majeure dans le monde de la contraception puisque sous ce nom se cache la première pilule contraceptive pour homme à avoir passé avec succès les tests d'innocuité et de tolérance sur les humains.

Mis au point par L'Ecole de médecine de l'Université de Washington (Etats-Unis) et présenté lors du Congrès annuel de la Société d'endocrinologie américaine, ce contraceptif oral masculin encore expérimental permettrait de diminuer la production de sperme tout en maintenant la libido. Testée sur une trentaine d'hommes en bonne santé pendant 28 jours, cette pilule, qui imite les effets de la testostérone naturelle, a donné des résultats encourageants et significatifs.

Mais les chercheurs se gardent bien de toutes conclusions hâtives. 28 jours de test, ce n'est pas suffisant et d'autres études plus poussées ont déjà été programmées, notamment concernant les effets secondaires, et ce jusqu'à l'essai sur des couples sexuellement actifs. Il faudra donc encore patienter une dizaine d'années avant de voir cette pilule arriver sur le marché.

drgood
Newsletter - 04 avril 2019 Par Dr Good Les autorités sanitaires lancent une grande enquête auprès de 13 000 diabétiques en France.  

Le diabète concerne 3,3 millions de personnes en France et devrait toucher 592 millions d'adultes dans le monde d'ici 2035. Pour endiguer cette « épidémie », pour mieux évaluer son évolution et élaborer des stratégies de prévention et enfin pour apporter à ceux qui en souffrent une meilleure qualité de soins, Santé publique France, l'Assurance Maladie, la Sécurité sociale des indépendants, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ainsi que la Haute Autorité de santé (HAS) lancent la 3ème édition de l'étude nationale sur le diabète, Entred3, après celles de 2001 et 2007.

L'étude concerne 13 000 personnes diabétiques choisies au hasard - peut-être vous - qui recevront un questionnaire dans leur boîte aux lettres. Cette étude nationale 2019 s'intéressera principalement aux évolutions sur le long terme de l'état de santé des personnes diabétiques, de leur qualité de vie et du recours aux soins. Elle s'intéressera également aux évolutions récentes dans la prise en charge de la maladie comme le recours aux objets connectés ou aux applications de santé.

Fait nouveau, Entred 3 permettra d'étudier les spécificités de certaines populations, notamment avec deux focus sur les personnes diabétiques résidant dans les départements d'Outre-Mer, sachant que le diabète et ses complications y sont près de deux fois plus fréquents qu'en Métropole ; et sur les personnes adultes atteintes d'un diabète de type 1, pour lesquelles peu de données sont aujourd'hui disponibles.

Votre participation ne nécessite ni examen médical, ni prise de sang, votre médecin traitant n'aura pas connaissance de vos réponses et Santé Publique France l'assure, les données seront recueillies et analysées dans des conditions garantissant leur confidentialité et le respect de la vie privée des personnes concernées.

Alors n'hésitez pas à répondre à l'enquête si elle vous est adressée. Pour plus d'informations sur l'étude Entred3, rendez-vous sur le site officiel.

angine
Newsletter - 04 avril 2019 Par Dr Good Chaque année, l'angine touche environ 9 millions de personnes en France. Et dans le lot, de nombreux patients se voient prescrire inutilement des antibiotiques.

En effet, on estime que 80% des angines sont d'origine virale et ne nécessitent pas d'antibiotiques contrairement à une angine d'origine bactérienne.

Le diagnostic est donc un enjeu majeur puisqu'une mauvaise utilisation des antibiotiques favorise le développement de bactéries résistantes aux traitements.

Alors pour déterminer l'origine - virale ou bactérienne - de ces angines, des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) seront disponibles dès le 1er janvier 2020 dans toutes les pharmacies et pris en charge par la Sécurité sociale.

Le prélèvement est réalisé dans la gorge du patient au moyen d'un long coton-tige puis est analysé avec des liquides réactifs. Le résultat sera connu en 5 à 10 minutes. Et s'il est positif alors le pharmacien orientera le patient vers son médecin pour un traitement antibiotique. Ces tests sont déjà disponibles pour 10 euros, mais ne sont pas remboursés et donc peu utilisés.

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Newsletter - 21 mars 2019 Par Dr Good En ce mois de mars, on va peut-être chercher à vous vendre des jonquilles, que ce soit dans la rue ou à l'école. N'hésitez pas à en acheter, c'est pour une bonne cause, le soutien à la recherche contre le cancer.

Cette initiative baptisée « Une jonquille pour Curie », soutenue par des personnalités telles que le footballeur Blaise Matuidi ou l'acteur Johnny Depp, a lancé sa 15ème campagne solidaire le 12 mars et ce jusqu'à la fin du mois. Les 525 000 euros récoltés l'an dernier ont par exemple permis d'ouvrir un centre de recherche dédié aux cancers des jeunes de moins de 25 ans.

Cette année, l'Institut Curie espère atteindre les 600 000 euros de dons. Rappelons que chaque jour en France, plus de 1000 personnes sont dépistées d'un cancer et que la maladie a tué l'an dernier plus de 155 000 personnes. De nombreuses manifestations sont prévues dans toute la France (la carte des événements).

sommeil français
Newsletter - 21 mars 2019 Par Dr Good Selon le dernier baromètre "Le temps de sommeil en France" publié par "Santé publique France", "les Français dorment 6 heures 42 minutes par 24 heures en 2017, soit pour la première fois en dessous des 7 heures".

Ces 7 heures étaient jusqu'à présent la limite fixée acceptable pour une bonne récupération. En cause, le temps passé devant les écrans, le travail de nuit, l'allongement du temps de transport domicile - travail ou encore un environnement bruyant. Or l'on sait que la dette de sommeil entraîne des conséquences néfastes pour notre santé ou notre comportement socio-professionnel. Mais ce déclin « n'est pas une fatalité » assure le rapport.

Voici quelques conseils pour améliorer la qualité du sommeil :

1. Soigner l'environnement de sa chambre. Dans l'idéal, elle doit être le silencieuse et, suffisamment obscure - car la lumière continue à passer par les paupières fermées au cours de la nuit et perturbe la sécrétion de mélatonine. La température idéale est de 18 °C. Enfin, optez pour une literie de qualité.

2. Faire la sieste. Si l'occasion se présente, ne la laissez pas passer. Lorsqu'elle est bien faite (20 à 30 minutes maximum), elle est efficace sur le temps de réaction et la qualité de l'éveil. Elle permet aussi de lutter contre l'état inflammatoire lié à la privation de sommeil.

3. Prévoir les périodes difficiles. Que ce soit en vue d'un examen, d'un long voyage ou d'une surcharge de travail, tâchez d'étendre vos heures habituelles de sommeil dans la semaine qui précède la période difficile.

4. Pratiquer une activité physique. Pratiqué régulièrement et modérément, l'exercice physique améliorait le sommeil lent profond et diminuait les symptômes d'insomnie. Par contre, mieux vaut éviter le sport le soir : avec l'élévation de la température du corps, cela retarde le cycle d'endormissement.

5. Améliorer son alimentation. Les sucres lents ou rapides sont à préférer lors du repas du soir et l'alcool à éviter.

puzzle
Newsletter - 21 mars 2019 Par Dr Good Vous commencez à en avoir assez d'enchaîner les mots croisés, les Sudoku et autres jeux censés stimuler votre cerveau ? Et si vous vous mettiez à faire des puzzles ?

Une étude française, menée par Patrick Fissler, chercheur en neurologie à l'université d'Ulm en Allemagne, tend à démontrer que le puzzle pourrait, à long terme, être bénéfique à notre cerveau. Il est vrai que ce casse-tête est un jeu « cérébral » très complet puisqu'il fait appel à diverses fonctions cognitives, visuelles et spatiales.

Le chercheur en a dénombré huit parmi lesquelles la mémoire de travail, la perception, ou encore la rapidité. Testée sur une centaine d'adultes en bonne santé pendant 5 semaines à raison d'une heure par jour minimum, la pratique du puzzle a révélé « des améliorations significatives de certaines de nos compétences cérébrales », écrit le chercheur dans un article publié dans la revue Frontiers in Aging Neuroscience. Et ce d'autant plus que la complexité du puzzle est élevée. Alors, si on essayait ?

Dr good
Newsletter - 21 mars 2019 Par Dr Good En raison d'une faible réserve, l'Etablissement français du sang lance une campagne d'appel au don.

Vous souhaitez contribuer à la santé de vos concitoyens ? Alors donnez-votre sang ! Selon l'Établissement français du sang (EFS), « le début d'année a connu une forte baisse de fréquentation des sites de prélèvements, liée, entre autres, aux épidémies saisonnières », et tout particulièrement à la grippe. Résultat, les réserves s'amenuisent. Aujourd'hui, l'EFS dit avoir besoin de 30 000 poches supplémentaires.

« Dix mille dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades et aucun produit ne peut se substituer au sang des donneurs bénévoles » souligne l'EFS. Les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est courte (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges). Chaque don compte.

Quelles sont les conditions pour être donneur ?

Pour être donneur, il faut notamment être âgé entre 18 et 70 ans, peser au moins 50 kg, être en forme, ne pas avoir de problèmes de santé, ne pas se droguer, ne pas avoir subi une intervention chirurgicale depuis au moins 4 mois ou ne pas s'être fait tatouer dans les 4 derniers mois. L'EFS met à disposition un test en ligne pour savoir si vous êtes éligible.

Concernant le don de plaquettes, les conditions d'éligibilité sont similaires, en revanche, le prélèvement est un peu plus long que pour le don de sang (prévoir 2h contre 45 minutes). Divers points de collecte sont organisés sur tout le territoire. Rendez-vous sur le site de l'EFS pour trouver celui proche de chez vous.

vélo
Newsletter - 21 mars 2019 Par Dr Good Vous souhaitez perdre du poids ou tout au moins ne pas en prendre ? Alors rendez-vous au travail en vélo !

En effet, c'est la conclusion d'une vaste étude menée par des chercheurs britanniques de la London school of hygiene and tropical medicine. L'enquête a comparé les modes de déplacement de 150 000 personnes, hommes et femmes, âgés de 40 à 69 ans. Et entre ceux qui prennent leur voiture, les transports en commun, ceux qui marchent et ceux qui viennent à vélo, le résultat est clair : les cyclistes sont les plus minces. Largement même. La différence est de cinq kilos pour un homme d'âge, de taille et de poids moyen soit, pour l'étude, 53 ans, 1,76 mètre et 86 kilos. Les chercheurs notent aussi que les participants qui se déplacent en vélo sont aussi ceux qui ont l'IMC (Indice de Masse Corporelle) et le taux de graisse les plus faibles. Plus faibles que ceux qui préfèrent la marche, même si l'étude souligne que mieux vaut marcher que prendre sa voiture.

Mais, en France, 70% des trajets domicile - travail se font en voiture, contre seulement 2% à vélo. Ce qui nous place au 25e rang européen. Récemment, un plan d'incitation (primes) à utiliser plus le vélo pour se rendre au travail a été lancé par le gouvernement. L'objectif : passer de 2 à 9%. Histoire de se rapprocher un peu des champions néerlandais et leurs 26%. Quoi qu'il en soit, n'hésitez jamais à exploiter chaque occasion de transport actif et de pratiquer un peu d'exercice.

télé et obésité
Newsletter - 07 mars 2019 Par Dr Good La sédentarité (manque d'activité physique) est considérée par l'Organisation mondiale de la santé comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). Et elle concernerait 1 adulte sur 4.

Chez l'enfant, un mode de vie sédentaire serait fortement lié au risque d'obésité. Et sans surprise, le fait de passer du temps les yeux rivés sur l'écran y est pour beaucoup, comme le prouve - encore - une récente étude australienne.

Publiée dans l'Obesity Research & Clinical Practice, elle confirme ce que l'on savait déjà : rester assis devant la télé favorise l'obésité infantile. Plus encore que les jeux vidéo ou rester assis devant son ordinateur. Cette étude des chercheurs de l'Université South Australia, menée sur 234 enfants âgés de 10 à 13 ans, dont près de la moitié déjà considérés comme obèses, s'est particulièrement penchée sur les comportements dits « d'assise », à savoir la façon qu'avaient les enfants de s'assoir et l'énergie dépensée lors de la pratique de différentes activités sédentaires : télé, ordinateur, jeux vidéo, assis en voiture ou encore à table pour manger. Les jeunes, hors période de sommeil, ont ainsi passé 50% de leur journée assis et ont regardé en moyenne la télévision 2,5 à 3h par jour. Résultat : « Plus un enfant est inactif, plus ses risques de surpoids augmentent, mais tous les comportements sédentaires ne se valent pas lorsqu'il est question du poids des enfants, explique le Dr Margarita Tsiros, auteure de l'étude.

Ses recherches montrent en effet, et c'est une surprise, que le temps passé assis est moins important que ce qu'ils font lorsqu'ils restent assis. Certains types d'activité sont ainsi plus fortement associés à la graisse corporelle chez l'enfant que d'autres, et, selon l'étude, regarder la télévision « semble être le pire fautif. »

Pour conclure, l'étude, sans pousser bien sûr à l'interdiction des écrans, incite les parents à faire faire des pauses « actives » à leurs enfants après 30 minutes passées devant un écran.

cymes
Newsletter - 07 mars 2019 Par Dr Good Si vous habitez en Ile-de-France - 10 millions de personnes environ - , il y a de fortes chances que vous y fassiez fasse tous les jours ou presque.

A quoi ? Au bruit bien sûr, ce danger invisible mais omniprésent. Agressif, stressant, horripilant, le bruit ne nuit pas qu'à notre caractère ou à notre qualité de vie. Il est aussi mauvais pour notre santé. C'est la conclusion - sans surprise - du dernier rapport assez alarmant de Bruiparif sur « les impacts du bruit des transports ».

Selon l'étude, les nuisances sonores des transports (routes, voie ferrée et aéroports) seraient ainsi devenues la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique. Et les conséquences sur la santé sont réelles : perturbations des cycles de sommeil, facteur de risque d'augmentation des maladies cardiovasculaires ou de troubles d'apprentissage. Entre autres. Des conséquences également chiffrables : le rapport affirme que le bruit serait ainsi à l'origine de la perte de 107 766 années de vie en bonne santé chaque année dans la région.

Rapporté à un individu, cela signifie qu'il provoque la perte de 10,7 mois de vie en bonne santé. Chiffre qui peut monter jusqu'à trois ans dans les zones les plus touchées. Pour en savoir plus sur ce fléau, Dr Good y consacrera un dossier complet dans le numéro à paraître à partir du 6 mars.

cerveaux femmes
Newsletter - 07 mars 2019 Par Dr Good Tiens, une petite info qui donnera sans doute lieu à quelques bons mots entre femmes et hommes : selon une équipe de chercheurs de la faculté de médecine de l'Université de Washington, le cerveau des femmes vieillirait moins vite que celui des hommes.

Ce qui ne signifie pas que celui des hommes vieillit plus vite. En fait, l'étude américaine, menée sur le cerveau de 205 personnes (121 femmes, 84 hommes) et publiée dans les PNAS, révèle qu'à développement égal et normal du cerveau, les femmes conservaient au cours de leur vie un métabolisme plus jeune de quelques années par rapport à celui des hommes. En clair, le cerveau des hommes deviendrait adulte en moyenne trois ans avant celui des femmes et la différence se maintiendrait toute la vie.

Les scientifiques ne connaissent pas les raisons de cette différence, qui pourrait donner aux femmes une plus grande résistance aux changements liés à l'âge et peut-être même aux maladies neurodégénératives. D'autres études plus poussées doivent être faites pour en savoir plus.

cymes
Newsletter - 07 mars 2019 Par DrGood "Je ne crois pas que le vin soit un alcool comme les autres". La « petite phrase » de Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, avait suscité de vives réactions en janvier dernier.

Évoquant le Plan addiction présenté par le ministère de la Santé, il avait ajouté : « l'addiction à l'alcool est dramatique. Mais je n'ai jamais vu, à ma connaissance, un jeune qui sort de boîte de nuit et qui est saoul parce qu'il a bu du Côtes-du-rhône, du Crozes-Hermitage, du Bordeaux ou des Costières de Nîmes. Ils boivent des mélanges, ils boivent de l'alcool fort... »

En guise de réponse et pour rappeler la réalité des faits, l'agence sanitaire Santé Publique France a publié ses chiffres sur l'alcool en France.

Selon son étude menée sur 20 000 Français et basée sur les ventes d'alcool, 7% des décès chez les plus de 15 ans seraient attribuables à l'alcool sur un total de 580 000 décès en 2015.

En 2015, ils ont estimé à 41 000 le nombre de décès attribuables à l'alcool, dont 30 000 chez les hommes et 11 000 chez les femmes. Dans le détail, il y a eu 16 000 décès par cancers, 9 900 décès par maladies cardiovasculaires, 6 800 par maladies digestives, 5 400 pour une cause externe (accident ou suicide) et plus de 3 000 pour une autre maladie (maladies mentales, troubles du comportement, etc.).

Si l'étude révèle que 90% des décès "sont liés à des consommations supérieures à 53 grammes par jour" d'alcool pur, soit plus de 5 unités d'alcool, les auteurs précisent que "même à la dose relativement modérée de moins de 18 grammes d'alcool pur consommé par jour (moins de deux verres standards) (...) le risque global est augmenté".

Et si la consommation d'alcool a beaucoup diminué en France depuis la fin des années 1950, l'étude confirme que son impact sanitaire demeure considérable : l'alcool reste ainsi la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac.

aliments transformés
Newsletter - 07 mars 2019 Par Dr Good Les plats préparés sont-ils dangereux pour notre santé ? C'est ce que sous-entend, sans le prouver dans les faits, une étude française publiée dans le JAMA Internal Medicine.

D'après les chercheurs en Epidémiologie Nutritionnelle à l'université Paris 13, en collaboration avec l'Inserm, l'Inra ou la Cnam, une augmentation de 10 % de la proportion d'aliments ultra-transformés dans l'alimentation était associée à une augmentation de 14 % de la mortalité.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé entre 2009 et 2017 les habitudes alimentaires de 44 551 participants de 45 ans ou plus. Puis ils se sont concentrés sur la part des aliments ultra-transformés dans leur alimentation. Après 7 ans d'enquête, 602 personnes étaient décédées dont 219 par cancer.

Malgré ces premiers résultats inquiétants, les auteurs de l'étude appellent à ne pas céder à l'alarmisme. En effet, en l'état des recherches, il ne s'agit pour le moment que d'une corrélation et non d'un lien de causalité. Si l'on remarque que les personnes qui consomment le plus de plats préparés sont ceux qui ont un risque plus élevé de mourir, en revanche on ne sait pas si la consommation de plats préparés augmente le risque de mortalité.

De nouvelles études sont donc à entreprendre. Elles porteront sur la présence et la nature de certains additifs contenus dans les plats préparés et dont la nocivité est suspectée. On les retrouve notamment dans de nombreux plats prêts à réchauffer, mais aussi dans les sodas et les snacks en général. Produits de consommation qui, il faut le préciser, sont également plus riches en sucre ou en sel, autres éléments ayant des effets négatifs sur notre santé.

bruit
Newsletter - 21 février 2019 Par Dr Good Et si nos téléphones mobiles ou autres appareils audio étaient bientôt équipés d'un limitateur de volume ?

Non pas parce que le bruit dérange l'entourage - quoique... - mais surtout parce qu'il menace sérieusement la santé auditive de ses utilisateurs. Et tout particulièrement celles des jeunes. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui s'est emparée du sujet en janvier dernier, 50% des jeunes de 12 à 35 ans à travers le monde, soit tout de même 1,1 milliard de personnes, risquent de développer des pertes auditives en raison « d'une exposition prolongée et excessive à des sons forts ».

En fait, l'OMS ne fait que marquer sa volonté d'appliquer une nouvelle norme qu'elle a élaborée avec l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), agence des Nations Unies spécialisée dans les technologies de l'information et de la communication. Une norme qu'elle souhaite non contraignante mais qui vise à inciter les fabricants d'appareils audio à procurer à leurs utilisateurs plus de systèmes d'information sur le niveau sonore de l'appareil, sur la durée d'écoute, sur les risques pour la santé auditive. Appareils qui pourraient ainsi intégrer, par exemple, un contrôle parental ou un système d'alerte en cas de danger avec un limitateur automatique du volume.

Les jeunes « doivent comprendre qu'une audition perdue ne reviendra pas », assure l'OMS dans ses messages préventifs. Et pour le moment, nous n'avons que notre instinct pour nous dire si le volume sonore est trop élevé... ou pas.

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Newsletter - 21 février 2019 Par Dr Good En 2019, une large majorité des Français n'ignorent plus que le tabac représente un facteur de risque majeur de maladies, à commencer par le cancer.

Et pourtant, selon le baromètre Cancer 2015 publié récemment par Santé Publique France, 9 Français sur 10 sont conscients que le tabac est, de loin, le premier facteur de risque de cancers évitable en France.

Chez les adultes âgés de 30 ans et plus, plus de 66 000 cas de cancers sont attribuables au tabac (54 000 chez les hommes et 12 000 chez les femmes). On peut alors se dire « enfin, les messages de prévention semblent porter leurs fruits ». Eh bien non ! Car ce rapport révèle aussi une perception du seuil de dangerosité largement sous-estimée.

Les fumeurs pensent par exemple qu'il faut en moyenne 12 cigarettes par jour et 16 années et demi de tabagisme pour risquer de développer un cancer. Ce qui est évidemment une idée fausse. Demandez à un spécialiste, il n'y a pas de seuil ! Le risque apparaît dès que l'on se met à fumer, que ce soient 5 ou 50 cigarettes par jour. Et ils ne sont que 23% à penser qu'il existe un risque dès une cigarette par jour. Il semble donc nécessaire de continuer à informer.

Et surtout d'en parler à son médecin. Car toujours selon ce baromètre, seuls trois fumeurs sur dix déclarent avoir abordé la question du tabac avec un médecin au cours de l'année passée, à part égale entre initiative du fumeur et initiative du médecin. Et sur ce point, aucune amélioration n'est constatée depuis 2010.

maux de gorge
Newsletter - 21 février 2019 Par Dr Good Se soigner tout seul c'est parfois bien, encore faut-il s'y retrouver parmi les nombreux produits en vente libre. Voici nos conseils pour prévenir et soigner les maux de gorge.

Dès les premiers signes du mal de gorge, pratiquez un gargarisme pour traiter les muqueuses irritées et assainir l'ensemble de la bouche. Pratiquez-le deux à trois fois par jour en cas d'irritation légère, toutes les trois heures si elle est plus importante.

Optez pour un gargarisme à l'eau (tiède) salée. Le sel (le gros sel de préférence) est reconnu pour drainer le liquide des tissus enflammés et par ailleurs, il élimine aussi les bactéries. Vous pouvez y ajouter du thym, reconnu pour ses propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses ou/et quelques gouttes de jus de citron, bon antiseptique.

La propolis est une résine végétale que les abeilles produisent pour assainir leur ruche. Alors pourquoi pas votre gorge ? Vous pouvez en trouver en spray ou en gomme à sucer.

La gorge ayant besoin d'être hydratée, pensez aussi à boire beaucoup. Notamment des tisanes, du thé (vert de préférence), de l'eau ou encore de la soupe.

Quant aux collutoires et pastilles vendus en pharmacie, ils peuvent aussi avoir leur utilité pour désinfecter, éliminer les bactéries et soulager la douleur. Mais attention, les pastilles ne sont pas des bonbons ! Ne dépassez pas la dose prescrite et ne les donnez pas aux enfants de moins de six ans.

Pensez enfin aux gestes et habitudes du quotidien. Pas de chauffage à plus de 19 degrés dans la chambre et si possible un air humide (mettez un récipient d'eau à proximité - mais pas trop pour éviter les accidents -  du radiateur), ne fumez pas, évitez l'alcool, les grandes variations de température et portez une écharpe devant la bouche si vous sortez à l'air froid. Et ne forcez pas votre voix !

Bien traité, un mal de gore disparait après 3 jours. Passé ce délai, et en cas de fièvre, de ganglions au cou, de mal aux sinus et de grosse fatigue, il se peut alors que cette infection se soit transformée en angine. Il faudra alors consulter et probablement passer à un traitement antibiotique.

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Newsletter - 21 février 2019 Par Dr Good Depuis le 15 septembre 2018, la téléconsultation, système qui met en relation à distance un patient et un médecin généraliste ou spécialiste, peut être remboursée par la Sécurité sociale sous certaines conditions.

86% des Français en ont entendu parler, chiffres que révèle un sondage Harris Interactive. Mais quand on leur demande d'en raconter un peu plus sur le fonctionnement du système, il n'y a plus personne. Ou presque. Ainsi deux Français sur trois, toujours selon ce sondage, ne savent pas très bien de quoi il s'agit !

Leur manque de connaissances s'articule notamment autour du prix. Seuls 59% savent que la téléconsultation coûte le même prix qu'une consultation classique. Un Français sur deux pense également que ce système permet d'obtenir un rendez-vous médical à n'importe quel moment de la journée ou de la nuit. Quant au sérieux de la méthode, il y a encore à convaincre : seuls 36% des Français seulement considèrent que la téléconsultation a la même valeur qu'une consultation classique. Au final, ils ne sont que 52% à se dire prêts aujourd'hui à y recourir. Des chiffres à prendre toutefois avec optimisme puisque le sondage révèle aussi que l'image de la téléconsultation reste bonne. Jugée « pratique » et « rapide », elle est pour 81% des Français jugée efficace pour permettre aux personnes de consulter un médecin plus facilement et pour 73% des sondés utile pour lutter contre les déserts médicaux. Alors pour en savoir plus, rendez-vous sur le site ameli.fr.

depression et activite physique
Newsletter - 21 février 2019 Par Dr Good Est-ce l'activité physique qui réduit le risque de dépression, ou la dépression qui entraîne une réduction de l'activité physique ? En somme, il s'agit de savoir qui de l'oeuf ou de la poule est apparu le premier. 

Grâce à une nouvelle étude publiée dans le JAMA Psychiatry, des chercheurs du Massachusetts General Hospital aux Etats-Unis affirment pouvoir prouver que l'activité physique réduit bien l'intensité des symptômes dépressifs. Mieux encore, toujours selon cette étude, l'activité physique devrait être considérée comme une mesure préventive pour les personnes à risque. Ils ont pour cela utilisé la technique de randomisation mendélienne, qui consiste à se servir des variantes de gènes pour étudier les effets d'un facteur non génétique.

« En utilisant des données génétiques, nous avons trouvé la preuve qu'une pratique importante de l'activité physique pourrait réduire de manière causale le risque de dépression », affirme l'un des auteurs du rapport. Et pour bénéficier de ces bienfaits, poursuit le chercheur, « il suffirait de remplacer la position assise par 15 minutes d'une activité de pompage cardiaque comme la course à pied, ou par une heure d'activité modérément vigoureuse. »

Reste à trouver à chacun une activité adaptée à ses goûts car le plaisir est aussi l'un des critères essentiels pour maintenir l'intérêt et la motivation. En cela, la pratique d'une activité physique en en groupe ou en club peut être doublement bénéfique, puisqu'elle y ajoutera une composante sociale, nécessaire dans la lutte contre la dépression.

reco nutrition
Newsletter - 07 février 2019 Par Dr Good 11 ans que les recommandations nutritionnelles n'avaient pas changé. Fini les fameux « 5 fruits et légumes par jour » qui rythment les messages préventifs depuis 2007 ? Non, bien au contraire !

Les nouvelles recommandations sur l'alimentation, l'activité physique et la sédentarité dévoilées par Santé Publique France leur font encore la part belle mais pas que ! Résumé des préconisations les plus importantes à suivre pour rester en bonne santé :

- Le « 5 fruits et légumes par jour » reste à l'ordre du jour. Privilégiez le bio, les aliments de saison, et les produits locaux. Evitez de consommer plus d'un verre de jus de fruits par jour. Priorité au jus de fruit pressé.

- Consommez une petite poignée par jour de fruits à coque, riches en oméga-3 : noix, noisettes, amandes, etc.

- Mettez au menu 2 fois par semaine des légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches), riches en fibres et en protéines végétales.

- Au moins un féculent complet par jour, riche en fibres. Les pains aux céréales, les pâtes semi-complètes ou le riz semi-complet sont de bonnes alternatives.

- Du poisson 2 fois par semaine, dont un poisson gras (sardines, maquereau, hareng, saumon) riche en oméga-3.

- Huile, beurre et margarine peuvent être consommées tous les jours en petites quantités.

- 2 produits laitiers par jour : par exemple un yaourt nature et un morceau de fromage ou du fromage râpé sur les pâtes. La crème fraîche et le beurre ne comptent pas, pas plus que les desserts lactés.

Concernant l'activité physique, c'est toujours au moins 30 minutes par jour. Par exemple, prenez le temps de marcher au moins toutes les 2 heures.

Pour ce qui est à réduire ou à éviter, peu de changement : maximum 2 verres d'alcool par jour et pas tous les jours, 500 g de viande maxi par semaine, hors volaille, et évitez autant que possible boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés.

Enfin fiez-vous de manière générale au « Nutriscore », en limitant la consommation de produits D et E.

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Newsletter - 07 février 2019 Par DrGood Dans une newsletter précédente, en juillet dernier, je m'étais emporté contre ceux qui se positionnaient, pétition à l'appui, contre l'abaissement de l'âge de la vaccination contre le papillomavirus pour les jeunes filles (de 11 à 9 ans) ainsi qu'à un vaccin protégeant contre six affections, contre trois avec l'actuel DTPolio.

Je suis rassuré de constater aujourd'hui que mes propos avaient un certain sens puisque l'Organisation Mondiale de la Santé, vient de placer l'hésitation face à la vaccination sur la liste des 10 plus grandes menaces envers la santé mondiale en 2019. Pour l'OMS, la méfiance à l'égard des vaccins - c'est-à-dire la réticence à se faire vacciner ou le refus de vaccination alors que les vaccins sont disponibles - « risque de remettre en cause certains des progrès obtenus dans la lutte contre des maladies à prévention vaccinale ». Selon les statistiques de l'OMS, la vaccination permet déjà d'éviter deux à trois millions de décès annuels et, en la généralisant, pourrait sauver 1,5 million de vies de plus chaque année.

Sur la liste des dangers à affronter pour 2019, l'OMS met également en bonne place la lutte contre l'obésité, la pandémie mondiale de grippe ou encore la lutte contre le tabagisme, l'inactivité physique, l'usage néfaste de l'alcool, la mauvaise alimentation et la pollution de l'air. Autant de sujets auxquels je continuerai à vous sensibiliser inlassablement dans Dr Good.

jeux en ligne
Newsletter - 07 février 2019 Par Dr Good Comme souvent, nous vous invitons à participer à une étude scientifique. Ici, c'est le CHU de Nantes qui cherche des volontaires adeptes des jeux d'argent en ligne. 

Vous jouez à un jeu de hasard et d'argent sur internet au moins une fois par semaine et vous avez entre 18 et 65 ans ? Vous pouvez alors aider la recherche en participant à une étude clinique indemnisée. Le centre de référence sur le jeu excessif (CRJE) du CHU de Nantes recherche en effet des volontaires pour participer à une étude sur le dépistage des pratiques excessives de jeu en ligne (poker, paris hippiques, paris sportifs, loteries et grattage en ligne).

Elle vise en particulier à développer un repérage efficace et précoce des joueurs ayant des difficultés dans leur pratique de jeu, afin de les aider au mieux. Et rassurez-vous les données resteront confidentielles. Pour tous renseignements, rendez-vous sur le site du CHU de Nantes ou contactez le 02 40 84 64 57 et le mail modetjeu@chu-nantes.fr.

dr good
Newsletter - 07 février 2019 Par Dr Good La solitude serait-elle une maladie ? Et par conséquent pourrait-elle être traitée par voie médicamenteuse, en prenant une pilule ?

Il existe bien des traitements pour d'autres troubles sociaux, comme la dépression ou l'anxiété. C'est la question sur laquelle travaille le Dr Stéphanie Cacioppo, à la tête du Brain Dynamics Lab de l'université Chicago Pritzker School of Medicine. Travaux relayés aujourd'hui par The Guardian. Car au-delà de ses conséquences sociales dévastatrices, la solitude, qui toucherait selon la Fondation de France, près de 5 millions de Français, nuit gravement à la santé. Selon la chercheuse américaine, la solitude augmente le risque de maladies cardio-vasculaires et de maladies neurodégénératives et affaiblit également le système immunitaire et les capacités cognitives. Le Dr Cacioppo s'est donc mis en tête de lui trouver un remède en concentrant ses recherches sur la prégnénolone, un stéroïde neuroactif qui agit sur le stress et facilite l'hypervigilance du cerveau chez une personne qui se sent en danger face à une menace sociale.

Sur la base de précédentes recherches qui avaient laissé paraître des premiers signes encourageants malgré le manque de résultats probants, les chercheurs ont administré des doses orales de 400 mg de prégnénolone à des individus en bonne santé, mais qui se sentaient isolés. Les données sont en cours d'analyse et les résultats devraient être publiés dans l'année.

En attendant, il existe déjà bien des alternatives pour combattre ce sentiment d'isolement : la vie associative ou la méditation, par exemple, ont déjà montré leurs effets.

levres gercees
Newsletter - 07 février 2019 Par Dr Good Comme les lèvres contiennent très peu d'eau, ne produisent que très peu de sébum, lubrifiant naturel protecteur, elles ne sont pas armées pour se protéger en cas d'agressions (froid, variations de températures...). De plus, elles sont sensibles à l'acidité de la salive et manquent de mélanine, ce pigment qui protège de l'agression des U.V.

Et n'attendez pas qu'elles gercent pour les protéger, il faut prévenir dès que le froid s'annonce.

Le premier réflexe ? Le stick à lèvres ! Préférez les formules sans parabène et sans huile de paraffine car quand il y en a trop la peau la rejette et cela accroit le dessèchement.

Si vous allez au ski cet hiver, vérifiez que votre baume protecteur ait bien un indice de protection anti-UVA et UVB adapté, car le soleil est redoutable pour elles.

Mesdames, si vous ne le faites pas déjà, pensez à mettre une couche de baume à lèvres avant d'appliquer votre rouge à lèvres.

Pour les adeptes de solution naturelles, vous pouvez utiliser :

- Le beurre de karité : issu de l'amande des noix de karité, il est hydratant et riche en différents acides gras.

- L'huile d'argan, riche en vitamine E, antioxydante et cicatrisante, est utile pour protéger les lèvres sèches.

- L'huile de jojoba possède les mêmes vertus.

- Enfin, pensez au miel aux vertus adoucissantes reconnues. Appliquez du bout des doigts et laissez agir quelques minutes.

Si vos lèvres sont déjà gercées, renoncez à les mordiller, à les humecter avec votre langue ou à retirer les peaux abimées, ça les dessèche encore plus et peut provoquer blessures et saignements. Pour éliminer les peaux mortes, un léger gommage à l'aide d'une brosse à dents ultra-douce ou d'un coton imbibé d'eau chaude fera l'affaire.

Enfin, à l'heure de vous coucher, vous pouvez poser sur les lèvres une couche de crème en excédent qui, absorbée pendant la nuit, leur permettra de rester souples et douces jusqu'au réveil.

80kmh
Newsletter - 24 janvier 2019 Par Dr Good En décembre 2017, Edouard Philippe annonçait la mise en place pour le 1er juillet 2018 et pour deux ans la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes nationales : « Il y a un moment où il faut savoir en politique prendre des décisions qui sont impopulaires quand on pense qu'elles sont bonnes pour le pays », disait alors le Premier ministre, remettant la politique à la place qu'elle doit être : au service de l'intérêt général des Français, et ici de leur sécurité.

J'avais applaudi des deux mains et ça a marché : avec 3 176 morts sur les onze premiers mois de l'année 2018, cela faisait 193 tués de moins qu'en novembre 2017. Cela devrait permettre d'atteindre un niveau proche du plus bas historique de 2013 (3 427 tués).

Mais six mois plus tard, alors que la France gronde depuis trois mois dans les rues et sur les ronds-points, Emmanuel Macron a passé la marche arrière : « au fond, l'objectif c'est de réduire le nombre de morts sur les routes. Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement. Est-ce qu'on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent ?». Sans doute, oui.

En une petite phrase, le Président a dévalorisé ses équipes et spécialistes de la question, fragilisé la mesure et ses premiers résultats pourtant encourageants. De plus, il a rouvert une porte qu'il avait pourtant courageusement fermée aux lobbyistes de tous poils - qui n'ont d'ailleurs pas mis une seconde à glisser leur pouvoir de nuisance dans la brèche.

Alors M. Le Président, puisque l'on parle d'intelligence, la bonne décision serait de poursuivre cette expérimentation des 80 km/h, sans compromis et pendant les deux ans que vous lui aviez accordée. Le temps d'en faire un bilan comptable mais aussi le temps d'observer l'évolution du comportement des Français qui a besoin de plus de six mois pour changer radicalement. Ne pas s'y tenir décrédibiliserait votre engagement auprès des Français que vous avez pourtant le devoir de protéger.

drgood
Newsletter - 24 janvier 2019 Par Dr Good Vous qui vivez avec votre époque, vous qui avez conscience de l'augmentation inquiétante du temps passé devant les écrans et des conséquences sur notre santé, surtout pour celle des plus jeunes, connaissez-vous le mot « nomophobie » ?

Vous donnez votre langue au chat ? La nomophobie n'est autre que « la peur ou l'inquiétude de ne pas avoir accès à son téléphone portable ou la peur de ne pas pouvoir s'en servir », contraction des termes anglais « no » « mo » (pour mobile) et « phobia ». Et, signe des temps, ce terme, qui a fait son apparition dans nos dictionnaires depuis une dizaine d'années, a récemment été élu mot le plus emblématique de l'année 2018 au Royaume-Uni par le très sérieux comité du Cambridge Dictionary.

Certes, la nomophobie n'est pas - pas encore en tout cas - un trouble considéré comme une addiction au sens scientifique du terme, mais il en offre tous les symptômes. De nombreuses études pointent par exemple les crises d'angoisse qui s'emparent de ceux n'ayant plus de batterie, ayant perdu leur téléphone ou se trouvant dans des lieux sans accès à un réseau internet.

De nombreux spécialistes de la santé mentale militent aujourd'hui pour que la nomophobie soit reconnue comme une pathologie, à l'image de l'usage addictif des jeux vidéos que l'organisation Mondiale de la Santé a officiellement fait entrer dans la catégorie « addiction », il y a quelques mois. Alors, nomophobe ou pas ?

erz
Newsletter - 24 janvier 2019 Par Dr Good Et si l'on pouvait prédire le risque du cancer du sein à partir d'un échantillon de salive ? Aujourd'hui, environ 10% des Françaises sont concernées par le plus répandu (55 000 cas chaque année) et le plus mortel des cancers féminins !

Au Canada, en combinant le profil génétique obtenu grâce à un test de salive à un modèle statistique tenant compte des antécédents familiaux, des facteurs hormonaux et des habitudes de vie, des scientifiques déclarent pouvoir estimer « avec une précision inégalée » le risque global de cancer du sein couru par chaque femme. Un modèle prédictif validé sur 220 000 femmes par des chercheurs de l'Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval qui ont publié une étude internationale dans la revue Genetics in Medicine.

« Il sera possible d'établir un risque individuel pour chaque femme et de lui proposer une approche de dépistage personnalisée, peu importe l'âge, développe l'un des auteurs de l'étude. Il lui suffira de fournir un échantillon de salive à une seule reprise au cours de sa vie lorsqu'elle aura atteint, par exemple, le début de la quarantaine. »

Grâce aux résultats de ce test salivaire à ne faire qu'une fois dans sa vie, vers l'âge de 35 ans, chaque femme pourrait alors entreprendre un dépistage adapté, personnalisé, sans attendre les recommandations d'usage du dépistage (une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans). L'intérêt est multiple : mieux soigner, limiter les séquelles, voire même pouvoir éviter l'apparition de la maladie en repérant et en traitant une anomalie susceptible d'évoluer vers un cancer.

Les premiers tests de salive seront mis en œuvre au Canada au printemps. On scrutera bien sûr leur efficacité mais aussi le degré d'anxiété qu'ils peuvent créer chez les participantes. Car utiliser la génétique peut augmenter le risque d'obtenir un résultat positif. Et ça, tout le monde n'est pas prêt à l'encaisser.

cymes
Newsletter - 24 janvier 2019 Par Dr Good A Dr Good, on aime bien vous donner les clés pour prendre votre santé en main et vous faire participer à des études et enquêtes d'opinions qui permettent justement de mieux répondre à vos attentes et à vos questions.

Prochainement, il se pourrait donc que l'Institut Ipsos vous appelle. En effet le célèbre institut de sondage a été mandaté par Santé publique France, l'agence nationale de santé publique placée sous la tutelle du ministère de la Santé, pour gérer la 11ème édition de ses Baromètres Santé.

Lancée en 1992, cette étude scientifique d'intérêt général, l'une des plus importantes enquêtes nationales, permet de mieux connaître les opinions des Français et leus comportements en matière de santé pour orienter les politiques de prévention et d'information de la population. Les Baromètres de Santé publique France couvrent près d'une trentaine de thématiques au total : le bien-être, la nutrition, le tabagisme, les pratiques vaccinales, l'hypertension, le sommeil, les conditions de vie, etc.

De janvier à juin 2019, cette enquête sera réalisée auprès de 10 000 personnes âgées de 18 à 85 ans. Et peut-être vous si le hasard le décide. Faites donc œuvre utile en accordant une vingtaine de minutes aux questions du sondeur. Les données obtenues, qui resteront confidentielles, seront très précieuses pour la recherche et la prévention. Les premiers résultats de cette étude seront rendus publics courant 2020.

Si vous souhaitez plus d'informations sur cette enquête, vous pouvez également contacter l'institut de sondage au numéro vert (gratuit) suivant : 01 71 25 12 75 ou par courriel à l'adresse suivante BS2019.santepubliquefrance@ipsos-direct.fr

rez
Newsletter - 24 janvier 2019 Par Dr Good Comment manger pour, à la fois, rester en bonne santé, nourrir 10 milliards de personnes en 2050 et protéger l'environnement de la planète ? Telle est l'équation insoluble que vient pourtant de résoudre la fondation EAT en collaboration avec la célèbre revue médicale britannique The Lancet en imaginant leur « régime de santé planétaire ».

Pour arriver à cette diète « idéale », 37 experts de différentes disciplines de 16 pays, ont planché pendant 3 ans.

Premier enseignement de ce régime : terminé la viande, ou presque. En effet, l'étude propose une consommation quotidienne moyenne, de 14g de viande seulement, soit moins d'un steak classique par semaine. Et selon les scientifiques, l'apport de protéines de la viande rouge pourrait être remplacé par celles provenant de la consommation de volaille (29 g), de poisson (28 g), d'oeufs (13 g) voire de noix en tout genre (50 g).

Au menu également chaque jour, 300 grammes de légumes, 200 grammes de fruits, 200 grammes de graines entières (riz, blé, maïs, etc.) et 250 grammes de lait entier (ou équivalent).

Selon le rapport, un tel régime permettrait d'éviter environ "11 millions de décès prématurés par an" dans le monde, de réduire le nombre de personnes en surconsommation, soit près de 2,5 milliards d'individus, et avec lui le nombre de cas de de diabète, d'hypertension, d'obésité, de cancers et de troubles cardiovasculaires. A l'inverse, ce régime apporterait un meilleur équilibre alimentaire à plus de 820 millions de personnes atteintes de sous-nutrition et à 2 milliards d'individus présentant une carence en micronutriments.

Quant à l'environnement, sachez que la production alimentaire occupe environ 40% des terres, représente 70% de notre consommation d'eau douce et est responsable de près de 30 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Ça vaut peut-être le coup de se mettre au régime et de changer nos habitudes non ?

voeux michel
Newsletter - 10 janvier 2019 Par DrGood Depuis plus de 20 ans que j'ai le plaisir et la responsabilité de vous prodiguer de bons conseils dans les médias, à l'heure des traditionnels vœux de début d'année, mon discours n'a pas changé : prenez soin de vous et faites attention à votre santé.

Et j'ai toujours l'espoir chevillé au corps que mes arguments inlassablement répétés ici, dans Dr Good, ou ailleurs, sur RTL ou sur les chaînes de France Télévisions, auront un impact sur vous.

Car en 20 ans, nos connaissances médicales ont évolué et le mot prévention est entré dans les consciences. Alors, je vous l'ai déjà dit, mais je vais vous le répéter : 70 % de notre vie, de notre longévité, de nos maladies, de notre bien être dépendent de nos habitudes, de notre mode de vie.

Autrement dit, nous pouvons être maîtres de notre santé. A 70%. Et c'est déjà énorme. Alors si je n'ai qu'un vœu à formuler pour 2019 : prenez conscience que de petites modifications dans votre vie quotidienne, c'est un énorme pas vers une meilleure santé, vers une santé maîtrisée. C'est exactement ce que je vous souhaite et c'est le message que je continuerai à vous faire passer en 2019... Bonne année !

cymes
Newsletter - 10 janvier 2019 Par DrGood Et si on profitait de 2019 pour faire chuter de 40% les cancers en France ? C'est en tout le vœu de l'Institut National du Cancer (INCa).

Chaque année en France, il y a 160 000 cancers "évitables", c'est-à-dire dus à des facteurs externes, sur un total de 400 000 diagnostiqués (en 2017).

Alors, pour les éviter justement, l'INCa nous invite à adopter certains changements dans notre mode de vie. Comment ? En respectant 4 bonnes résolutions :

1. D'abord, arrêter de fumer : chaque année en France, le tabac serait responsable de 45 000 des décès par cancer. C'est la première cause des décès par cancer. D'après l'INCa, le risque de développer un cancer lié au tabac dépend de la consommation quotidienne, mais surtout de la durée du tabagisme : plus on fume longtemps, même peu, plus les risques augmentent.

2. Réduire sa consommation d'alcool : il est responsable de 15 000 décès chaque année, soit environ 10% des décès par cancer. Et tous les types d'alcool sont cancérigènes, précise l'Institut.

3. et 4. Enfin, l'INCa insiste sur la nécessité de « Manger mieux » et de « Bouger plus ».

Si vous n'aviez pas encore défini vos bonnes résolutions pour 2019, ces quatre-là pourraient faire partie de vos priorités.

animaux et allergies
Newsletter - 10 janvier 2019 Par DrGood On le sait, de nombreuses études ont déjà démontré les bienfaits de la présence d'un animal pour diminuer le stress ou l'hypertension, pour ne citer qu'elles.

Voilà qu'une étude suédoise, publiée dans le journal scientifique PLOS One et relayée par The NewScientist, suggère aujourd'hui que les enfants ayant vécu avec un ou plusieurs animaux (c'est encore mieux) dès leur premier anniversaire avaient moins d'allergies quelques années plus tard.

Selon cette étude, menée sur plus de 1200 enfants vivant à la campagne, 49% des enfants n'ayant pas fréquenté d'animaux dans leur foyer (chien et chat principalement) pendant leur première année présentaient des allergies. Avec un animal, la proportion tombe à 43% et chute à 24% pour ceux ayant vécu avec trois animaux.

Cette étude, qui ne fait qu'un constat, nécessite désormais d'être approfondie, notamment la façon dont la présence de l'animal pourrait influer sur la protection du système immunitaire des nourrissons.

Tout juste pense-t-on que les microbes véhiculés par les animaux stimuleraient et renforceraient leur protection immunitaire dès la naissance ce qui réduirait ainsi les risques d'allergies. Mais, ajoute le NewScientist, passer son enfance dès la naissance avec d'autres bébés et à l'extérieur aurait le même effet. A suivre donc.

virus hiver
Newsletter - 10 janvier 2019 Par DrGood L'hiver est bel et bien arrivé. Et les virus qui l'accompagnent aussi : la grippe qui touche chaque année entre 2 à 6 millions de personnes ou encore la bronchiolite qui concerne 30% des enfants de moins de deux ans par an. 

Pourtant, avec un minimum d'attention, il est possible de s'en prémunir.

Alors pour éviter les infections hivernales, voici les 7 bons gestes préconisés par le ministère de la Santé :

1/ Bien se laver les mains à l'eau et au savon, liquide de préférence, pendant au moins trente secondes. Bien les sécher avec une serviette propre ou à l'air libre.

2/ Se couvrir la bouche et le nez quand on éternue et/ou qu'on tousse. L'éternuement peut propager des microbes sur 1 à 6 mètres à la vitesse de 50 km/h. N'importe qui se trouvant sur la trajectoire peut être infecté.

3/ Se moucher dans un mouchoir à usage unique : les virus peuvent survivre plusieurs heures sur un mouchoir (8h à 12h pour le virus de la grippe par exemple). Voilà pourquoi il faut se moucher avec un mouchoir en papier à usage unique et ne pas le remettre dans sa poche pour le réutiliser.

4/ Eviter de se toucher le visage et éviter de mettre les doigts dans le nez ou la bouche. Ce sont des portes d'entrée pour les virus et les bactéries.

Et lorsque l'on est atteint par un virus hivernal :

5/ Limiter les contacts directs et indirects. Ne pas prêter les objets de la vie quotidienne (téléphone, télécommande, couverts, verres...) et bien les nettoyer après utilisation.

6/ Limiter les sorties. D'après le ministère de la Santé, « seuls 20% des personnes souffrant de grippe, rhume, bronchite ou rhinopharyngite déclarent éviter de se rendre dans des lieux publics très fréquentés ».

7/ Porter un masque si vous devez rencontrer des personnes fragiles : personnes âgées, nourrissons, personnes souffrant de maladies respiratoires, cardiaques ou immunitaires...

enfants vue
Newsletter - 10 janvier 2019 Par DrGood Une récente étude menée par l'Observatoire de la vue et Ipsos vient de mettre en évidence un phénomène pourtant prévisible : 34% des enfants de 4 à 10 ans ont des problèmes de vue ou la vue qui baisse. Soit une hausse de 2 points par rapport à 2017.

Et il ne surprendra personne que la première raison en est l'utilisation croissante des écrans.

Selon l'étude, 88% des enfants de 3 à 10 ans regardent la télévision, 50% utilisent une tablette, 41% une console de jeu, 28% un ordinateur et 27% un smartphone. Mais c'est surtout le temps d'utilisation qui inquiète les auteurs de l'étude.

Pour ces enfants, le temps moyen passé devant un écran chaque jour augmente de 24 minutes en moyenne. Ils passent ainsi quotidiennement 1h18 devant un écran de télévision, notamment après les repas, 36 minutes sur une tablette, 30 minutes sur une console de jeux.

Toutefois, l'Observatoire de la vue nuance ces résultats car la part des enfants utilisant un écran tend à diminuer par rapport aux données recueillies l'an dernier.

En revanche, l'étude pointe le sentiment des parents qui, à 80%, se disent n'être pas assez informés concernant la myopie et ses risques sur la santé oculaire à l'âge adulte. Et, dans une proportion moindre, 66% des parents s'estiment mal informés sur les âges auxquels réaliser un examen de suivi pour la vision d'un enfant entre 3 et 10 ans.

Généralement, un premier examen est conseillé à l'âge de trois ans, à l'entrée en maternelle, puis une fois tous les deux ans tout au long de sa scolarité.

Enfin, quand bien même les parents souhaiteraient faire réaliser cet examen à leurs enfants, près de 2 sur 3 estiment qu'il est compliqué (délais très longs), voire très compliqué (25%), d'obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologiste.

grippe vaccin
Newsletter - 27 decembre 2018 Par DrGood "Quasiment tous les stocks de vaccins" contre la grippe commandés pour l'hiver 2018-2019 ont "été utilisés", a annoncé il y a quelques jours la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

C'est une première dans un pays où généralement seuls 45% des personnes à risque se faisaient jusqu'à présent vacciner, et l'annonce aurait de quoi faire frémir. Elle est pourtant à prendre comme une bonne nouvelle, signe que la campagne de vaccination lancée en octobre est un vrai succès et que le message passe enfin.

Rappelons que la grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de Français chaque hiver. L'an dernier, selon les chiffres publiés par Santé Publique France, le pays a connu 4 mois d'épidémie qui avaient causés près de 13 000 décès attribuables à la grippe et à ses complications dont 85% chez les personnes de plus de 75 ans. La campagne vise donc principalement les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de certaines maladies chroniques, les personnes obèses, les femmes enceintes et l'entourage de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave.

Quant à la rupture de stock, que l'on se rassure : il reste du temps pour se faire vacciner, l'épidémie de grippe saisonnière attendue a du retard en France et de nouveaux vaccins seront mis à disposition "dans les jours qui viennent" a assuré la ministre.

DR GOOD
Newsletter - 27 decembre 2018 Par DrGood Depuis 2010, la Fondation de France dresse chaque année un état des lieux de l'évolution des solitudes en France.

Cette enquête menée avec le CREDOC met cette année pour la première fois en avant la solitude des personnes en situation de handicap ou souffrant de maladies chroniques, population qui représente un quart de notre population.

Sur les 3 586 personnes sondées entre mai et juin 2018 selon les méthodes de quotas représentatifs, 32% disent se sentir seules « tous les jours ou presque » ou « souvent » contre 22% de la population générale. Un état de solitude que la Fondation de France n'hésite pas à qualifier de « double peine ». Cette situation se solitude ajoute en effet un sentiment de souffrance pour 80% des personnes représentées par l'étude.

Les incidences du handicap ou de la maladie sont effectivement nombreuses sur la vie sociale, allant parfois jusqu'à la condamner définitivement. En cause, la douleur, la fatigue, des difficultés de mobilité liées aux capacités physiques ou psychiques amoindries, qui empêchent ou réduisent les sorties et les enferment dans un cercle vicieux de « sentiments négatifs », de « perte d'estime de soi » et de « repli sur soi ». Autant d'éléments impactant la vie privée et professionnelle. D'après l'enquête, 33% des personnes étudiées n'entretiennent d'interactions qu'avec un seul des cinq réseaux de sociabilité servant à mesurer le degré de solitude : famille, amis, voisins, collègues, membres d'associations.

La Fondation de France, à travers les nombreuses fondations abritées sur son site, appelle donc à se mobiliser afin d'aider ou d'accueillir ces personnes isolées.

fromage
Newsletter - 27 decembre 2018 Par DrGood Votre bébé ou jeune enfant aime le fromage ? Le vrai, celui qui a « du goût », genre camembert ? Alors, qu'il en mange !

Selon une étude européenne coordonnée par une équipe française de l'Institut National de la recherche Agronomique (Inra) et du service pneumologie du CHU de Besançon, une alimentation riche en fromage dès le plus jeune âge pourrait en effet réduire le risque de développer des allergies alimentaires ou des maladies dermatologiques telles que l'eczéma. Et même de diminuer d'autres risques liés à l'asthme par exemple.

Publiée dans la revue Allergy, cette étude menée depuis 2002 et baptisée PATURE IV (Protection contre l'Allergie : éTUde du milieu Rural et de son Environnement - Volet IV) a été effectuée sur la consommation de six types de fromage (pressé, semi-pressé, à pâte molle, bleu, frais, de la ferme) soumis à 931 enfants de 0 à 6 ans vivant en milieu rural.

D'après ses résultats, « la consommation de fromage entre 12 et 18 mois serait associée à une réduction significative du risque de dermatite atopique (eczéma) à 6 ans et d'allergie alimentaire ». Une réduction des risques chiffrée jusqu'à 50% tout de même. Mais l'étude fait aussi valoir « un risque diminué de rhinite allergique, d'asthme et de sensibilisation aux allergènes tant alimentaires qu'inhalés. »

Selon les chercheurs, le fromage - « celui qui a du goût » principalement, en opposition à ceux plus « standardisés », et les produits laitiers plus généralement, contiennent une diversité microbienne qui favoriserait dès le plus jeune âge la formation d'un microbiote intestinal garant d'un bon système immunitaire.

Des résultats importants donc, mais qui nécessitent toutefois de nouveaux travaux afin de déterminer si « la diminution du risque est liée à la diversité ou à la fréquence de consommation des fromages. »

drgood
Newsletter - 27 decembre 2018 Par DrGood Une femme sur trois meurt de maladies cardiovasculaires. Et pourtant elles sont encore mal prises en charge. Tel est le constat alarmant que dresse la Fédération Française de Cardiologie (FFC).

La faute, en partie, à des signes annonciateurs difficiles à percevoir tels que des douleurs dorsales, troubles digestifs, vertiges, maux de tête... C'est pour cette raison que la Fédération Française de Cardiologie, à l'occasion de la 38ème journée de l'hypertension artérielle, a présenté des recommandations spécifiques pour mieux dépister et soigner les femmes. A commencer par la mise en place d'un dépistage de l'hypertension artérielle, maladie en constante augmentation et, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), première cause évitable de maladie cardiovasculaire et d'accident vasculaire cérébral dans le monde.

Pour la FFC, ce dépistage devrait être calqué sur les moments clef de la vie hormonale d'une femme. Un premier dépistage devrait être effectué autour de la première contraception, un autre à la grossesse et enfin un dernier dépistage à l'heure de la ménopause, une période majeure dans le risque cardio-vasculaire, avec une prévalence du risque d'infarctus du myocarde de +17%. Mis notamment en cause chez les femmes de 45-55 ans, des facteurs élevés de stress, de surcharge pondérale ou d'obésité ainsi que le tabagisme, autant d'éléments favorisant l'explosion de l'hypertension artérielle.

slime
Newsletter - 27 decembre 2018 Par DrGood C'est coloré, mou, gluant, difforme, ça colle aux mains, aux vêtements et aux meubles, ça fait des bruits de pets quand on presse dessus...et les enfants adorent ! Mais ça n'est pas sans danger. 

Vous connaissez sans doute le Slime qui a depuis longtemps remplacé la bonne vieille pâte à modeler dans leurs tiroirs. Seulement entre l'achat de stations à fabriquer la pâte et la pâte elle-même, ça commence à vous coûter un peu cher. Qu'importe direz-vous, il existe sur Internet des centaines de vidéos tutoriels qui apprennent à fabriquer du slime « maison » en détournant des produits ménagers maison : liquides vaisselles, savons, détergents, colles, solvants, etc. Ne cédez pas à cette tentation, potentiellement dangereuse.

Selon une étude de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) et de la DGS (Direction Générale de la Santé), la manipulation « de manière répétée et prolongée » de ces produits chimiques et toxiques pour la santé peut être à l'origine d'atteintes de la peau et des ongles, d'allergies, de brûlures, rougeurs, démangeaisons, eczéma et autres dermatites de contact sévères.

La fabrication de slime « maison » peut aussi provoquer une irritation des yeux, des voies respiratoires ou même représenter un danger pour le système nerveux central. Le nombre de cas signalés aux Centres antipoison s'élève déjà à 87 cas pour la période du 1er janvier au 15 mai 2018 contre 91 cas au total signalés pour l'année 2017. Vigilance et modération donc.

Dr Good c'est bon
Newsletter - 13 decembre 2018 Par Dr Good Disponible chez les marchands de journaux depuis le mercredi 12 décembre, "Dr Good - C'est bon" est mon nouveau magazine trimestriel sur le thème de la nutrition et de la santé.

On sait tous que bien manger, c’est essentiel pour une bonne santé. Que les légumes sont évidemment plus recommandables qu'une escalope milanaise ou qu'un steak-frites. Que faire son marché reste le meilleur moyen d'avoir des produits frais. Mais quand on rentre dans le détail, ça devient moins évident.

Par exemple, que manger quand on a du cholestérol ? Quelle quantité de protéines donner à un enfant ? Quels aliments privilégier quand on traverse la ménopause et ses soubresauts hormonaux ? Ou tout simplement quand la gastro ou un bon rhume ont eu raison de nous ?
Pour répondre à toutes ces grandes et petites interrogations, un magazine dédié à la nutrition me semblait essentiel. Mais attention, pas question de perdre de vue le plaisir et la gourmandise, ou de tomber dans la restriction ou les interdictions.
Parce que comme vous, manger, j'adore ça, mais j'ai horreur qu'on m'interdise quoi que ce soit !

Plus d'informations
Dr Good - C'est bon : Trimestriel - 1er numéro à 3,95 euros

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Newsletter - 13 decembre 2018 Par DrGood Nous vous en avions parlé ici en novembre. La consultation lancée par le ministère de la Santé auprès des Français sur le thème « Comment aider nos seniors » est désormais close depuis le 5 décembre.

Et les résultats sont au niveau de l'ampleur de la démarche : 414 000 participants ont posté 18 000 propositions et près de 1,7 million de votes ont été enregistrés. Parmi eux, les seniors (+ de 65 ans) n'ont pas été les seuls à donner leur avis (26% des participants) puisque les jeunes de 16 à 24 ans ont représenté 23% des participants. Une participation massive et intergénérationnelle donc, qui a distingué dans ses propositions quatre priorités :

1/ Améliorer les conditions de travail et de vie des professionnels et des proches aidants

Cette idée met en avant la revalorisation salariale, le renforcement d'effectifs, la formation, et demande un meilleur accompagnement des aidants (avantages fiscaux, aides à l'aménagement des logements, reconnaissance statutaire.)

2/ Accroître la qualité et la variété de l'offre de lieux de vie

Les Français militent pour renforcer le maintien à domicile et améliorer la qualité et l'accueil des personnes âgées en établissements (augmentation du nombre de personnels soignants, unités à taille humaine, dispositif d'écoute renforcé..).

3/ Réduire le coût de la prise en charge de la perte d'autonomie en établissements et à domicile

La dimension économique et financière est très présente dans les résultats. Trois priorités se détachent clairement : une plus forte intervention de l'Etat, une meilleure régulation des prix et des avantages fiscaux.

4/ Renforcer l'accès à santé pour les personnes âgées

Les citoyens proposent notamment une meilleure présence des professionnels directement au domicile, une adaptation du système hospitalier, des outils de contrôle et de prévention de la santé.

broncho
Newsletter - 13 decembre 2018 Par Dr Good C'est la hantise des parents : la bronchiolite est de retour ! Partout en France ou presque puisque qu'au 6 décembre seule la Corse n'était pas encore touchée.

La bronchiolite est une maladie respiratoire fréquente chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans. Chaque année, 450 000 bébés environ seraient victimes chaque année du virus respiratoire syncytial (VRS), qui touche les petites bronches (les bronchioles). Très contagieuse, l'infection provoque une obstruction des petites bronches, les bronchioles, par du mucus, ce qui provoque les difficultés respiratoires.

Comment la reconnaître ? La maladie commence par un rhume et l'enfant tousse un peu. Les écoulements nasaux deviennent importants et une toux sèche prend le dessus et devient plus fréquente. Les bronches se mettent alors à siffler, la respiration est difficile et rapide. L'enfant touché peut avoir de la fièvre et avoir du mal à dormir, à boire et à manger.

Il est conseillé de se rendre directement aux urgences si :

- L'enfant est âgé de moins de six mois

- S'il est né prématuré et qu'il a moins de trois mois

- S'il souffre d'une maladie respiratoire ou cardiaque déjà identifiée

- S'il boit moins de la moitié de ses biberons à 3 repas consécutifs ou s'il vomit systématiquement,

- S'il dort en permanence ou au contraire pleure de manière inhabituelle sans pouvoir s'endormir.

Dans les autres cas, elle est généralement considérée comme une maladie bénigne. Elle ne se traite pas et guérit spontanément en 5 à 10 jours. La toux peut persister 2 à 4 semaines.

Mais on peut néanmoins atténuer les symptômes et éviter les complications par des gestes simples.

1. Pensez d'abord à lui déboucher le nez très régulièrement et à traiter la fièvre (au paracétamol).

2. Vérifiez qu'il ne se déshydrate pas (vomissements).

3. Pour désencombrer les voies aériennes, la kiné respiratoire a ses adeptes dans le corps médical. Sachez toutefois que de nombreuses études ont démontré son inefficacité dans le traitement de la maladie. Elle soulagera, tout au plus.

4. Adoptez des mesures d'hygiène nécessaires (lavage de main, masque, etc.)

En l'absence d'amélioration, n'hésitez pas à consulter.

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Newsletter - 13 decembre 2018 Par DrGood La troisième opération #MoisSansTabac, lancée en octobre 2018 a fait un... tabac, avec une progression de 54% de participants par rapport à l'édition 2017.

Le ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France, en partenariat avec l'Assurance maladie, a en effet compté plus de 241 000 inscrits. 241 691 précisément, qui ont donc accepté pendant un mois d'arrêter de fumer, ou, en tout cas de réunir les chances de le faire puisque un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d'arrêter de fumer définitivement.

Pendant l'opération, l'application d'e-coaching conçue par l'Assurance Maladie en partenariat avec Santé publique France et avec le concours de la Société francophone de tabacologie a été téléchargée près de 86 000 fois. Et plus de 21 000 personnes ont eu recours au 39 89, la ligne téléphonique Tabac Info Service.

Reste maintenant à toutes ces bonnes volontés de poursuivre leurs efforts après l'opération. Et de compter au quotidien et toute l'année sur les services d'aide au sevrage proposés par les partenaires de la campagne.

consultation nutrition
Newsletter - 13 decembre 2018 Par Dr Good Chez Dr Good, on aime bien vous inviter à vous exprimer ; c'est pourquoi, aujourd'hui, on aimerait vous inviter à donner votre avis au Conseil National de l'Alimentation (CNA) à propos de vos habitudes alimentaires. 

Le CNA, en partenariat avec l'Institut National de la Consommation (INC), a mis au point un questionnaire sur vos habitudes en matière de consommation de produits alimentaires et sur vos attentes quant aux informations proposées sur leurs étiquetages. Connaissez-vous les labels alimentaires ? Sont-ils de nature à vous influencer lors de l'achat de produits ? Les étiquettes ou mentions sur les œufs, la viande ou le lait vous informent-elles suffisamment ? Qu'aimeriez-vous y voir figurer à l'avenir ?

Vous avez une dizaine de minutes devant vous ? Alors pour participer c'est ici :

https://cvip.sphinxonline.net/SurveyServer/s/inc60/Consultationsurlesproduitsalimentaires/questionnaire.htm?source=9

sida
Newsletter - 29 novembre 2018 Par DrGood Alors que la journée mondiale du Sida entrera le 1er décembre dans sa 30e année, on pensait que les jeunes étaient aujourd'hui largement et suffisamment informés sur la maladie et ses voies de transmission.

Mais voilà qu'aujourd'hui une enquête de la Smerep, assureur étudiant, réalisée par l'institut Opinionway sur 1001 étudiants et 1000 lycéens, vient démonter nos certitudes. De façon dramatique.

Selon cette enquête, seule la moitié des étudiants (et 80% des lycéens) utilisent systématiquement un préservatif à l'occasion d'un rapport sexuel. Et 70% ne se font pas systématiquement dépister lorsqu'ils changent de partenaire, dont 41% jamais ! Plus inquiétant, 10% de ces étudiants pensent encore que l'on guérit facilement du VIH-SIDA avec les traitements actuels.

Alors faisons tomber les fausses croyances et rappelons-leur une nouvelle fois, et même plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils intègrent définitivement le message : le port du préservatif est la seule et unique façon de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST) dont le VIH-SIDA.

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Newsletter - 29 novembre 2018 Par DrGood Parrain de l'association Sparadrap depuis 25 ans, qui œuvre pour les enfants malades et hospitalisés, je profite de cette occasion pour vous parler de leur travail.

Chaque année, 15 millions d'enfants vont chez le médecin, 2 millions d'enfants sont hospitalisés... Et pour la majorité d'entre eux, apeurés et sans repères sur la douleur, ils avancent vers un milieu angoissant, stressant, traumatisant parfois. Au-delà du vécu potentiellement traumatisant, tout cela peut sérieusement compromettre leurs relations avec le corps médical ainsi que leurs soins à court et long terme.

Mais vous, parents, pensez-vous à bien leur expliquer ce qu'ils vont vivre ? Comment va-t-on les soigner ? Qui va s'occuper d'eux ? S'ils auront mal ?

Qu'ils aillent chez le dentiste, faire une prise de sang ou subir une opération à l'hôpital, les enfants doivent comprendre ce qu'on va leur faire, avec des moyens et de mots adaptés à leur âge. Je vous accorde que les informer n'est pas toujours facile, nous n'avons pas toujours les bons mots, les bonnes explications nécessaires pour réduire leur stress. Et peut-être aussi que ces soins vous inquiètent également. Ce qui complique la tâche.

C'est pourquoi depuis maintenant plus d'une dizaine d'années, j'ai accepté de parrainer l'association Sparadrap et leur formidable démarche.

Depuis 25 ans, elle met gratuitement à la disposition des familles des contenus pédagogiques clairs, validés par des équipes soignantes, sur les soins, les examens de santé, l'hospitalisation des enfants.

Des contenus hébergés sur leur site www.sparadrap.org et consultables sur tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones). Allez y faire un tour, vos enfants vous remercieront.

gastro bons gestes
Newsletter - 29 novembre 2018 Par DrGood L'hiver approchant à grands pas, l'épidémie de gastro revient doucement mais sûrement. Comment limiter les risques et comment la soigner quand le mal est fait : mes conseils.

Vous l'avez sans doute remarqué autour de vous, le virus de la « gastro » a fait son retour avec le froid. Nausées, diarrhées, vomissements, maux de ventre... Vous connaissez les symptômes. Voici quelques astuces simples pour l'éviter et la guérir si elle est déjà là.

Aérez l'intérieur de votre domicile, 15 minutes deux fois par jour. Le manque d'aération et le confinement sont des vecteurs importants de propagation du virus.

Surveillez votre hygiène : lavez-vous les mains autant que possible. Un bon lavage des mains se fait avec un savon liquide et dure trente secondes minimum sans oublier de frotter les ongles et le bout des doigts. Le séchage se fait avec un chiffon propre ou à l'air libre. Un gel hydroalcoolique peut aussi faire l'affaire.

Les médicaments sont peu efficaces. La première chose à faire pendant la maladie est de fortement se réhydrater, histoire de compenser les pertes d'eau et de sel dues aux vomissements et diarrhées. Optez pour des boissons contenant du sucre et du sel : eau, tisanes, bouillon de légumes, thé. Et n'abusez pas de Coca (le rouge, le vrai) car s'il peut atténuer certaines nausées, il ne contient que du sucre, pas de sel.

Buvez lentement, par petites quantités et jamais glacé. Pour déterminer les quantités à boire dans la journée, évaluez celles que vous perdez avec les diarrhées ou vomissements. Les petits pourront continuer à boire du lait, mais, en cas de doute, téléphonez au pédiatre.

Côté alimentation, même précautions : des aliments riches en sucre et sel. Oubliez tout ce qui accélère le transit intestinal : pas de fibres, de fruits et légumes crus. Remplacez temporairement les légumes par des pâtes, du riz blanc ou des carottes cuites pour limiter l'intensité des diarrhées.

Si après deux jours les symptômes persistent, si vous avez perdu plus de deux kilos, si vous vous sentez toujours déshydraté, si vous avez une forte fièvre ou souffrez de de maux de ventre aigus, alors il est préférable d'aller consulter.

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Newsletter - 29 novembre 2018 Par DrGood En voilà une good news : la consommation du tabac serait en recul chez les jeunes de 12 à 17 ans. Grâce, notamment, à la mise en place du paquet neutre.

En effet, selon une estimation tirée d'une enquête de l'Inserm et de l'Institut national du Cancer auprès de deux groupes de 2 000 adolescents avant et après la mise en place du paquet neutre en mai 2016, un jeune sur cinq (20,8%) a fumé sa première cigarette en 2017 contre 1 sur 4 en 2016.

Une baisse encore plus significative chez les filles. Seules 13,7% ont franchi le pas en 2017 contre 25,2% en 2016. Signes donc que cette jeune population sensible aux effets marketing des produits a été touchée par les messages de santé publique apposés sur les paquets.

L'enquête souligne d'ailleurs la prise de conscience des jeunes quant à la dangerosité du tabac puisqu'ils sont aujourd'hui 83,9% en 2017 à le considérer comme tel contre 78,9% en 2016. Le paquet neutre a également eu pour effet de libérer les jeunes de l'effet « marque » : ils ne sont que 23,9% à y rester attachés contre 34,3% en 2016. La hausse des prix du tabac et les campagnes de sensibilisation ont évidemment aussi joué leur rôle, précisent les auteurs de l'enquête.

reseaux sociaux
Newsletter - 29 novembre 2018 Par DrGood Face à leurs détracteurs, les jeunes, gros utilisateurs des réseaux sociaux, avancent que cette pratique les rend moins seuls, moins dépressifs, moins anxieux et leur offrent une « vie sociale » qui contribue à leur bien-être. Et si c'était tout le contraire ?

C'est en tout cas les conclusions des premiers résultats d'une étude menée par l'Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis à paraître prochainement dans Journal of Social and Clinical Psychology.

Effectuée sur un groupe de 143 étudiants âgés de 18 à 22 ans, l'étude a d'abord observé pendant une semaine leurs habitudes de connexion sur les trois principaux réseaux - Facebook, Instagram et Snapchat - en prenant en compte différents critères tels que la peur de manquer quelque chose (Fomo en anglais : fear of missing out), la solitude, l'estime de soi, l'anxiété et la dépression. Les chercheurs ont ensuite demandé à deux des trois groupes constitués de réduire d'une dizaine de minutes par jour pendant trois semaines leur consommation de ces réseaux sociaux, le dernier groupe gardant ses pratiques inchangées.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Selon les chercheurs, réduire d'au moins 30 minutes par jour le temps passé sur ces réseaux sociaux favoriserait une meilleure santé mentale, plus de bien-être et permettrait de réduire les sentiments de solitude ainsi que les risques de dépression. Tout bonnement, par exemple, en limitant le phénomène de comparaison sociale où tout ce que l'on observe chez les autres parait toujours plus beau, plus joyeux, plus riche, plus attrayant. De quoi réfléchir à déconnecter un peu plus souvent non ?

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Newsletter - 15 novembre 2018 Par DrGood L'hiver approche à grands pas. Avec son lot de microbes, d'infections diverses et de perte d'énergie. Alors comme on le voit venir, autant commencer à se protéger un peu. En débutant par exemple une cure - naturelle bien sûr - de vitamine C.

Grâce à ses effets antioxydants, la vitamine C renforce les défenses de l'organisme, favorise l'absorption de fer et permet de lutter - sans toutefois les guérir - contre les infections hivernales, rhume, gastro-entérite, grippe.

Elle est également efficace contre la fatigue ! Bref, elle a tout bon... à condition d'en consommer 110mg par jour, la norme recommandée pour un adulte. Pour avoir un ordre d'idée, sachez qu'une orange contient environ 110mg de vitamine C (teneur : 57mg/100g) ou un kiwi, 92 mg (teneur : 92,7 mg/100g).

Les gros fumeurs (plus de 10 cigarettes par jour), généralement carencés, peuvent en consommer plus.

Mais comment la consommer ? En compléments ou pas ? En tout cas, sachez que la vitamine C que l'on retrouve dans les fruits et légumes est tout aussi efficace que dans les compléments alimentaires ou les cachets.

Où la trouver ? Dans les fruits tels que les agrumes bien sûr (orange, pamplemousse, citron, clémentines, mandarines) ou encore les fruits rouges (fraises, cassis) mais aussi dans la goyave, la papaye et les kiwis. Côté légumes de saison, penchez pour le chou de Bruxelles, les brocolis, les pommes de terre avec la peau ou le persil. Légumes et fruits qu'il vaut mieux consommer crus si possible (ou cuits légèrement à la vapeur) et de préparer au dernier moment car la lumière affecte leur teneur en vitamine.

Néanmoins, gardez en tête que la surdose peut provoquer des nausées, des vomissements ou des diarrhées.

dr good
Newsletter - 15 novembre 2018 Par DrGood Voilà 14 ans qu'on avait lancé l'idée du dossier médical partagé. Aujourd'hui enfin, il est généralisé à tous les Français !

Ce n'est pas trop tôt, notre système de santé entre dans son ère 2.0. On n'y croyait plus ! Et après deux ans de test dans une dizaine de départements, le Ministère de la santé et l'Assurance maladie ont décidé, le 6 novembre dernier, de généraliser le dossier médical partagé (DMP) à tous les Français.

Enfin une bonne nouvelle ! Espérons maintenant que ce soit mieux géré et mis en place que jusqu'à présent. Parce que le Dossier Médical Partagé ou DMP - le nouveau carnet de santé numérique en quelque sorte - est une vraie avancée.

Sécurisé, il va permettre aux Français de partager bien plus facilement et efficacement leurs données médicales avec les professionnels de santé. Que contient-il ? En gros, vos principales informations de santé : antécédents médicaux, allergies, groupe sanguin, traitements en cours... Mais aussi les résultats d'examens (radios, analyses biologiques, comptes rendus d'hospitalisation) et bien d'autres informations utiles. Des données qui éviteront par exemple la prescription d'actes que vous auriez pu déjà faire quelques jours ou semaines auparavant.

Et qui, en rationalisant les soins, devraient faire faire des économies à tout le monde, à commencer par la Sécurité Sociale. Encore faut-il maintenant convaincre tous les Français d'y adhérer car le DMP n'est pas obligatoire. D'ici le 19 novembre vous devriez recevoir dans vos boites mails un code d'activation pour le créer. N'hésitez pas, tout le monde a à y gagner. En attendant, pour en savoir plus rendez-vous sur le site officiel.

vapotage
Newsletter - 15 novembre 2018 Par DrGood Faute de données encore suffisantes, aucune étude scientifique ne prouve aujourd'hui catégoriquement la nocivité de la cigarette électronique. En attendant, l'AP-HP a décidé d'en évaluer au moins l'efficacité dans l'aide au sevrage tabagique comparée à la prise de médicaments.

Vous êtes tout de même 1,7 million à utiliser une cigarette électronique en France. C'est pourquoi l'AP-HP, soutenue par les autorités de santé, lance un appel à participation à l'étude Esmoke. L'institution recherche ainsi partout en France un minimum de 650 fumeurs (8 à 10 cigarettes par jour) âgés entre 18 et 70 ans et ayant envie d'arrêter de fumer.

Pendant six mois, les participants seront pris en charge et suivis après l'arrêt du tabac à raison d'une visite par mois dans l'un des 12 centres de consultations de tabacologie partenaires. Trois méthodes seront testées : la cigarette électronique pour les uns, la prise de comprimés aidant à l'arrêt du tabac pour les autres et une version placebo pour les derniers. La prise en charge inclura également des conseils d'aide à l'arrêt.

Pour participer : centre coordinateur : 0622938609 et/ou retrouver toutes les informations ICI.

drgood
Newsletter - 15 novembre 2018 Par DrGood Une grande consultation nationale sur la prise en charge de nos aînés est proposé par le Ministère de la Santé. Participez !

15 millions de plus de 60 ans. 24 millions en 2060. Soit un Français sur trois. Ou encore 200 000 centenaires estimés en 2060. Le vieillissement de la population française et les questions d'autonomie ou de dépendance qui y sont liées, sont devenus des enjeux majeurs de notre société.

Pour prendre la mesure des dispositions à adopter dans le cadre d'une vaste réforme sur le grand âge, le ministère des Solidarités et de la Santé et Make.org ont décidé de lancer une consultation nationale. Ainsi, pendant deux mois, les Français(es) pourront répondre librement à la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » ? C'est le moment d'exposer vos idées ici.

troti
Newsletter - 15 novembre 2018 Par DrGood Mal maîtrisée, la trottinette peut-être dangereuse pour soi ou les autres. Mais, bien utilisée, elle peut bénéficier à votre santé.

Si vous avez pris l'habitude de vous rendre au travail en trottinette - pas l'électrique, mais la vraie, à la force des jambes - voici quelques exercices pour patiner utile et renforcer vos muscles.

- Changez de jambe d'appui : un trajet en trottinette fatigue vite la jambe qui pousse et l'on va moins vite. Pour ne pas tout laisser supporter à la même jambe et équilibrer entre les deux jambes le renforcement musculaire des ischio-jambiers, des quadriceps et des mollets, changez régulièrement de pied d'appui. Et pensez à pousser avec le bout du pied (bon pour la cuisse et le mollet) et plier un peu les genoux avant de remonter lors de la poussée. De toute façon, rien ne vous empêche de marcher un peu à côté de la trottinette pour une récupération active.

- Renforcez le fessier - le muscle du grand fessier - pendant la phase de poussée, balancez le plus loin possible votre jambe en arrière en la relevant.

- Travaillez les abdominaux et les lombaires, slalomez ! Les mouvements de balancier sollicitent le transverse et les obliques de votre abdomen. Et pensez à lever les genoux pour bien contracter les abdominaux.

Pour les plus doués, si le terrain est dégagé, quelques petits sauts de trottoirs sont également bénéfiques.

- Renforcez le cœur en alternant les rythmes :  accélérez sur quelques mètres, ralentissez pour souffler, reprenez sur des distances différentes et favorisez une pratique régulière. Ces exercices devraient vous permettre de mieux maîtriser votre souffle.

Enfin, toujours pour le cœur, changez de rôle et, en arrivant au bureau ou à la maison, portez votre trottinette sur votre dos (en bandoulière) plutôt que de la pousser à vos côtés. Et si vous pouvez monter quelques marches d'escalier ainsi ce sera encore mieux.

cabine bronzage
Newsletter - 1 novembre 2018 Par DrGood C'est une polémique qui revient régulièrement. Les cabines de bronzage sont sur la sellette car les UV artificiels n'apportent aucun bénéfice pour la peau. Bien au contraire.

Passage à l'heure d'hiver, moins de lumière... Autant dire que notre peau - et notre moral - vont bientôt avoir besoin d'être bichonnés. Alors, serez-vous peut-être tentés d'aller faire un tour dans une cabine de bronzage pour reprendre quelques couleurs. « Il n'y a pas de mal à se faire du bien » dit le dicton. Eh bien si il y en a, dans ce cas précis en tout cas. Car se mettre sous des UV artificiels vous fait courir un risque « avéré » de cancers de la peau. Le message n'est pas nouveau, rabâché depuis 2005 par les dermatologues ou l'Académie de Médecine. L'Anses, l'agence nationale de santé, est revenue à la charge ces jours-ci en demandant ni plus ni moins que la fermeture définitive des cabines de bronzage. Avec à l'appui des arguments irréfutables. « Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l'âge de 35 ans augmentent de 59 % le risque de développer un mélanome cutané. En France, il a été estimé que 43 % des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l'âge de 30 ans ». Non,  les UV artificiels ne préparent pas la peau au bronzage et ne protègent pas des coups de soleil. Non, ils ne permettent pas un apport significatif de vitamine D. Et, en plus, ils accélèrent le vieillissement de la peau, quatre fois plus vite qu'avec le soleil, selon les experts. Un signal d'alarme que le gouvernement aurait tout intérêt à enfin prendre en compte.

home
Newsletter - 1 novembre 2018 Par DrGood On ne le répétera jamais assez, trop d'écrans, trop tôt, nuit à la santé de nos enfants. C'est ce que rappelle le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) depuis dix ans... 

Chers parents, ne le nions pas, nous avons tous été tentés un jour ou l'autre de laisser notre jeune enfant devant la télé ou l'ordinateur, ou encore tablette ou smartphone en mains, pour diverses raisons, la première étant de souffler un peu ou prendre du temps pour soi. Un enfant sur deux commence à regarder la télévision avant 18 mois ! Ce n'est pourtant pas faute de savoir que cette exposition aux écrans pour l'enfant de moins de 3 ans peut risquer de nuire à son développement et à sa santé. C'est d'ailleurs le message que fait passer inlassablement le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) depuis dix ans : « pas d'écrans avant 3 ans ». Un principe d'autant plus d'actualité à l'heure de la multiplication des écrans (5 par foyer en moyenne) et des chaînes thématiques consacrées à toutes les tranches d'âge dès bébé. Et les dangers sont bien réels : troubles du sommeil et de la vision, retards dans l'acquisition du langage, sur le développement du cerveau, déficit de concentration et d'attention, agitation, et, bien sûr, explosion de l'obésité liée à la sédentarité et aux mauvaises habitudes alimentaires qu'elle entraîne.

sport
Newsletter - 1 novembre 2018 Par DrGood Entré en vigueur l'an dernier, le "sport sur ordonnance" a du mal a trouver son rythme de croisière... C'est bien dommage. Heureusement cela va bouger.

Toutes les études et sondages le prouvent : les Français sont sédentaires. 1 sur 2 ne pratique aucune activité physique ou sportive, dont 41 % des adolescents, et nous passons en moyenne 7 h 24 par jour assis. Et l'on connait tous les possibles ravages de la sédentarité sur notre santé : obésité, perte de masse musculaire, insuffisance cardiaque, risques de diabète, d'arthrose... pour n'en citer que quelques-uns. On se dit alors que l'amendement signé le 1er mars 2017, autorisant la prescription médicale du sport - le fameux « sport sur ordonnance » - allait faire un carton, même s'il ne concerne pour l'instant que les personnes atteintes d'affections de longue durée (ALD), soit 10 millions de patients tout de même. Cruelle désillusion ! Un bilan établi récemment montre que la mesure ne prend pas. D'abord parce que ces prescriptions ne sont toujours pas remboursées par la Sécurité Sociale. Et si quelques mutuelles s'engagent à donner un coup de pouce financier à leurs adhérents pour s'y mettre, ce n'est pas suffisant pour débloquer le frein. Quant aux professionnels de santé, ils ne jouent pas encore assez le jeu, jugeant le parcours pour y souscrire trop flou pour le patient. Pour les encourager à prescrire, la HAS (Haute autorité de santé) vient de publier un guide à l'usage des médecins pour les assister dans la prescription d'une activité physique. Le guide propose des préconisations précises pour 6 maladies chroniques courantes : surpoids et obésité, diabète, hypertension artérielle, bronchopneumopathie chronique obstructive, maladie coronaire stable et accidents vasculaires cérébraux. Au gouvernement maintenant d'insuffler à un nouvel élan à cette mesure, à mon sens indispensable, lors de la présentation de sa « stratégie nationale sport santé », qui doit voir le jour en 2019.

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Newsletter - 1 novembre 2018 Par DrGood Et si vous vous lanciez le pari d'arrêter de fumer avec le soutien de l'opération « Mois sans tabac » qui reprend le 1er novembre ? Dr Good vous donne quelques petites astuces pour en prendre le chemin.

1-A la maison ou sur votre bureau, débarrassez de votre champ visuel cigarettes, cendriers, briquets, bref, tout ce qui peut faire penser au tabac.

2-Ecrivez sur un papier la liste des inconvénients du tabac et des bénéfices d'arrêter. Ecrire renforce l'incrustation dans la mémoire. Or on sait bien qu'une forte part psychologique est liée à l'arrêt du tabac.

3-Variez vos habitudes, changez de routine et évitez les lieux où vous avez l'habitude de fumer et les lieux où l'on fume. Allez-vous promener, déjeunez à l'intérieur d'un restaurant plutôt qu'en terrasse et quittez les lieux immédiatement après le repas, changez de parcours pour aller travailler...

4-Prévoyez une diversion quand le pic « d'urgence de fumer » apparaîtra : buvez de l'eau, emportez des fruits avec vous, mâchez un chewing-gum (sans sucres), lavez-vous les mains... La forte envie de fumer disparaîtra dans les 5 minutes.

5-Et si tout cela parait insurmontable malgré votre volonté d'arrêter, allez consulter un médecin qui vous renseignera sur les bons substituts nicotiniques à utiliser.

bébé
Newsletter - 1 novembre 2018 Par DrGood C'est un thème récurrent de discussions entre parents de nourrissons de 0 à 3 ans : « et toi, tu lui donnes quoi à manger ? ». Selon une étude Opinionway, 74 % des parents ont des doutes sur les quantités à donner et 70 % s'interrogent sur la qualité des produits particulièrement sur la présence de pesticides et autres colorants.

Alors pour les réconforter dans leurs choix ou les aider à mieux faire, les industriels et l'Association française de normalisation (afnor) ont mis au point un logo et un site internet pour aider à identifier les aliments bons et sains. L'application de ce pictogramme sur les produits destinés à la petite enfance ou encore sur des produits frais ou laitiers ne sera toutefois pas obligatoire puisque c'est une norme et non une certification. Mais les industriels ont tout intérêt à jouer le jeu à l'heure où le récent scandale Lactalis des laits infantiles contaminés et autres études d'associations de consommateurs viennent encore plus brouiller la confiance et le choix des parents. En attendant de les voir apparaître, rendez-vous sur le site www.alimentationdutoutpetit.fr. qui devrait déjà répondre à bon nombre de vos questions.

changement d'heure
Newsletter - 18 octobre 2018 Par DRGood Dans la nuit de samedi à dimanche 28 octobre, nous nous soumettrons au traditionnel passage à l'heure d'hiver. A 3 heures du matin, il faudra donc reculer votre montre d'une heure. Il sera deux heures. Une heure de sommeil en plus ! Chouette !

Certes, notre horloge biologique n'apprécie pas vraiment que l'on joue avec ses aiguilles car, elle, poursuit inexorablement son rythme synchronisé sur celui de la lumière. La sécrétion de cortisol et de mélatonine, les hormones qui régulent le sommeil, sera décalée. Et encore, pas sûr. Ce n'est en général qu'à partir de trois heures de décalage horaire que l'horloge se désynchronise réellement. Là, ce n'est qu'une heure et les spécialistes vous le diront, notre corps s'adapte très vite !

Mais ce changement d'heure d'hiver est moins « néfaste » que celui d'été. D'abord parce que l'on ne perd pas une heure de sommeil, ce qui, dans ce cas, pourrait en effet, selon certaines études, augmenter les risques de crise cardiaque le lendemain. Là c'est le contraire, le risque diminue ! Et puis une heure en plus de sommeil c'est toujours bon pour affronter les « défis » de la journée qui suit. Pas de perte d'énergie donc.

Pour limiter les petits désagréments, vous pouvez vous préparer au changement. Deux-trois jours avant, profitez au maximum de la lumière du jour, adaptez vos heures de coucher, tout en veillant à toujours bien vous mettre au lit dès les premiers signes de sommeil, mangez peut-être un tout petit plus tôt. Et si perturbations il y a après le changement, elles ne dureront qu'une journée ou deux.

Enfin, pour ceux que le changement perturbe vraiment, ce pourrait être la dernière année de tracas à endurer. La Commission européenne souhaite en effet mettre fin aux changements d'heure dès 2019, car sa justification d'origine - des économies d'énergie - n'est plus si pertinente aujourd'hui.

jeune
Newsletter - 18 octobre 2018 Par DRGood Il y a quelques jours, lors d'une conférence à Lorient, une jeune femme du public m'a demandé si le jeûne avait des vertus pour notre santé. Réponse : non !

Excepté pour la santé - financière - de ceux qui arrivent à vous soutirer plusieurs centaines d'euros en vous vendant des cures de vide ! Des cures « détox » qui me hérissent le poil car basées sur du vent : on n'y avale rien pendant plusieurs jours, ou au mieux du bouillon. Un séjour accompagné d'un encadrement pseudo- psychothérapeutique qui prône la méditation et éventuellement un peu d'exercice physique. Bref, le plein de vide ! Pour quels résultats ? Aucun !

Malgré son aura ancestrale, il n'existe aujourd'hui pas d'études scientifiques suffisamment nombreuses et rigoureuses permettant de conclure quant à l'efficacité thérapeutique ou préventive du jeûne. Et ce n'est pas moi qui le dis - enfin, si un peu quand même - mais le Ministère de la Santé ! Certes le jeûne, effectué sur de courtes périodes - deux jours maxi-, encadré par un médecin et pratiqué par des personnes en bonne santé, ne vous fera pas courir de grands risques, excepté quelques maux de tête, étourdissements ou éventuellement malaises. En revanche, le jeûne soutenu sur plusieurs jours peut s'avérer très brutal pour l'organisme et bouleverser le métabolisme. Il est donc dangereux pour la santé. Et n'allez pas croire que le jeûne a des vertus amaigrissantes, car ce ne sont pas les graisses que vous perdrez en premier, mais des constituants de l'organisme bien plus importants comme de l'eau, des minéraux, des vitamines, des muscles. Avec à la clé de possibles des troubles cardiaques. Tout juste entrevoit-on depuis peu des espoirs de cette pratique sur la diminution des effets indésirables des chimiothérapies anticancéreuses. Mais là encore les études restent très embryonnaires.

Conclusion, sans encadrement médical sérieux, évitez le coup de jeûne.

telephone
Newsletter - 18 octobre 2018 Par DRGood Depuis ce mois-ci, les opérateurs téléphoniques donnent désormais accès, gratuitement, à une heure de communication par mois dans la langue de leur choix, aux personnes sourdes et malentendantes.

La France compte aujourd'hui, à des degrés très divers, entre 5 et 7 millions de personnes souffrant de troubles auditifs. Et pour certaines, les 500 000 les plus touchées, ce handicap les empêche de communiquer et les condamne à l'isolement. Désormais, la communication peut s'effectuer via une application (Roger voice) qui permet la traduction de leurs conversations. Le service est disponible entre 8h et 19h30, faute, pour le moment, d'interprètes suffisants pour pouvoir assurer un service continu.

Comment ça fonctionne ? Lorsque la personne concernée passe son appel, l'application lui propose différentes options : interprète en langue des signes, une retranscription écrite, un appel visuel sous-titré ou bien encore un codage en « langue parlée complétée" ou une interface en braille pour les sourds-aveugles. On a même pensé à adapter le ton de la conversation selon que l'on appelle un membre de la famille ou une administration. Ce n'est que le début de l'opération, qui concerne également les services publics et certaines grandes entreprises (plus de 250 millions de chiffre d'affaires). Le dispositif devrait s'intensifier dans les années à venir puisque l'on prévoit 3 heures d'appels gratuits par mois pour 2021 et 5 heures par mois à partir du 1er octobre 2026.

logo
Newsletter - 18 octobre 2018 Par DRGood Vous avez reçu début octobre votre bon de prise en charge pour une vaccination anti-grippale. La campagne se poursuit jusqu'au 31 janvier 2019. Largement le temps donc d'aller effectuer cet acte qui reste le moyen de prévention le plus efficace.

La grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de Français chaque hiver. L'an dernier, selon les chiffres publiés par Santé Publique France le pays a connu 4 mois d'épidémie, 75 467 passages aux urgences dont près de 10 000 hospitalisations et près de 13 000 décès attribuables à la grippe et à ses complications. Alors que seuls 45% des personnes à risque sont vaccinés.La campagne vise les populations les plus exposées aux risques de complications graves en cas de grippe, à savoir, particulièrement : les personnes de plus de 65 ans ou atteintes de certaines maladies chroniques, les personnes obèses, les femmes enceintes et l'entourage de nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave.Toutes les personnes majeures, éligibles à la vaccination, peuvent retirer leur vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge et se faire vacciner gratuitement par le professionnel de leur choix : infirmier, médecin, sage-femme (pour les femmes enceintes et l'entourage du nourrisson) et, dans 4 régions expérimentatrices (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Hauts-de-France), par un pharmacien. La prescription préalable du médecin reste en revanche nécessaire pour les patients de moins de 18 ans.

air interieur
Newsletter - 18 octobre 2018 Par DRGood Nous passons 80% de notre temps dans des intérieurs : logements, transports, industriels, bureaux... Autant dire que la qualité de l'air que l'on y respire, exposé à des contaminants chimiques et micro-biologiques, est devenue un enjeu sanitaire majeur.

Ce n'est donc pas un hasard si depuis quelques années le marché de « l'épuration domestique » est florissant. Peut-être plus pour longtemps. En effet, l'Anses a récemment publié une étude sur les différents dispositifs d'épuration intérieurs du marché. Et autant dire qu'aucun n'a vraiment trouvé grâce à ses yeux. « D'une façon générale, pointe l'étude, les données scientifiques collectées et analysées ne permettent pas de démontrer l'efficacité et l'innocuité en conditions réelles d'utilisation des dispositifs d'épuration de l'air intérieur fonctionnant sur les principes de la catalyse ou photocatalyse, du plasma, de l'ozonation ou de l'ionisation. »

Pire même, toujours selon l'Anses, certains systèmes pourraient être nocifs pour notre santé, notamment chez les personnes asthmatiques dont la pathologie pourrait s'aggraver : « l'utilisation de certains dispositifs d'épuration (ozonation, plasma, froid, spays...) peut entraîner une dégradation de la qualité de l'air intérieur suite à une dégradation incomplète de polluants conduisant à la formation de composés potentiellement plus nocifs que les composés faisant l'objet d'un traitement. » En d'autres termes, ces dispositifs pourraient polluer plus qu'ils ne dépolluent. Dans le collimateur de l'Anses figure également l'usage d'huiles essentielles.

Alors que faire ? Pour réduire l'exposition aux polluants de l'air intérieur, rien ne vaudrait la bonne vieille recette préconisée par l'Anses : aérer et ventiler les espaces intérieurs des bâtiments... en attendant le lancement d'études plus poussées et la mise en place d'une certification des appareils, vivement souhaitée par l'Agence.

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Newsletter - 4 octobre 2018 Par DrGood Si vous avez un enfant qui souhaite commencer des études de médecine l'an prochain, ou s'il est déjà en première année, courez au cinéma voir le film « Première année » de Thomas Lilti...

Vous en ressortirez avec une énorme empathie pour votre progéniture car le réalisateur reproduit avec une incroyable justesse ce qu'est cette année d'étude.
Bachotage, compétition, angoisse, stress... Il est temps que l'on réforme cette stupide course au concours qui ne sélectionne pratiquement que les forts en maths dont on se demande pourquoi cela ferait d'eux de bons médecins.

Cette année ne m'a laissé qu'une seule chose, le souvenir douloureux de matières qui, pour la plupart, ne m'ont jamais servi au cours de ma carrière de médecin.

Un futur médecin devrait être sélectionné sur son empathie, sa passion de l'être humain, du contact avec les autres, son aptitude à écouter et bien sûr ses capacités à travailler, à intégrer tout ce que le cerveau doit apprendre pour être un bon soignant.
Au lieu de ça, des heures de biophysique, de biochimie, de statistiques...et au bout un concours qui laisse sur le côté des étudiants qui auraient pu faire de merveilleux médecins.

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Newsletter - 4 octobre 2018 Par DrGood Nous arrivons dans le dernier quart de l'année. L'heure traditionnelle des gestes de générosité pour améliorer la santé des autres.

Après les « Virades de l'espoir » contre la mucoviscidose fin septembre dernier et avant le Téléthon du 7 et 8 décembre prochain, je vous invite à vous associer à la 12e édition du Pasteurdon, qui se déroulera du 10 au 14 octobre 2018.

Le célèbre Institut Pasteur, qui lutte inlassablement contre les virus, maladies et épidémies (Ebola, Sida, grippe et cancers), compte sur vous et sur vos dons pour poursuivre ses recherches et ses combats.

Pour tout savoir et donner, rendez-vous sur le site de l'opération https://pasteurdon.pasteur.fr/ , ou composez le 3620 (dites « pasteurdon ») ou encore par SMS en envoyant "DON" au 92 112 (don de 20 euros).

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Newsletter - 4 octobre 2018 Par DrGood L'Université John Hopkins de Baltimore (Etats-Unis) en passe de supplanter la légendaire école écossaise de Poudlard ? Si là-bas, aux Etats-Unis, ne sévissent pas Harry Potter et sa bande de magiciens en herbe, en revanche, l'Université Hopkins abrite bien des hiboux.

Et pas pour apporter le courrier. Non, à Baltimore, où l'on s'est fait une spécialité de l'étude de ces rapaces nocturnes, les hiboux sont utilisés pour chercher à déterminer les circuits cérébraux et neuronaux qui contrôlent leur attention.

L'objectif : aider les personnes (particulièrement les enfants), victimes de TDAH (trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité), trouble complexe qui se caractérise notamment par l'expression de symptômes d'inattention, d'impulsivité et d'hyperactivité. En France, on estime qu'entre 3 et 5% des enfants d'âge scolaire souffrent de TDAH

Dans un laboratoire joliment baptisé le « labo des hiboux », les scientifiques tentent ainsi de comprendre comment le cerveau de ces oiseaux parvient à faire le tri dans une multitude d'informations extérieures et à ignorer les choses qui ne sont pas importantes, pour finalement parvenir à se concentrer sur une seule tâche : attraper un mulot caché dans les herbes par exemple.

Répondre à cette question permettrait non seulement d'aider les personnes souffrant de TDAH mais aussi, l'espèrent les chercheurs, les autistes, les schizophrènes, voire les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

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Newsletter - 4 octobre 2018 Par DrGood Vous avez un ado ou un pré-ado à la maison ? Alors vous savez quels cauchemars et complexes leur provoquent l'acné, cette affection des glandes qui sécrètent trop de sébum à la racine des poils et fait naître boutons et lésions sur le visage.

Mais rassurez-vous. A deux titres. D'abord parce que l'acné reste une maladie bénigne qui touche entre 80 et 90 % des adolescents et des jeunes adultes, soit environ 15 millions de personnes, et que les traitements, parfois longs, s'avèrent souvent efficaces.

Ensuite, et je vois déjà vos enfants sauter de joie, parce qu'aux Etats-Unis, des chercheurs et dermatologues de San Diego et de Taïwan seraient sur la voie d'un vaccin qui éradiquerait ces boutons disgracieux et lésions oppressantes.

Les scientifiques auraient en effet réussi à identifier et isoler un anticorps capable de cibler une bactérie responsable de l'acné. Nous n'en sommes qu'au stade de la recherche mais jusqu'à présent les essais sur des échantillons de peau montrent des réductions significatives des inflammations et les premiers tests sur l'homme ne devraient plus tarder. Patience donc.

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Newsletter - 4 octobre 2018 Par DrGood Comme la majorité des Français, vous pensez que manger un yaourt est bon pour la santé. Ou représente en tout cas un aliment sain.

Vous n'avez pas tort si vous optez pour les yaourts nature ou à la grecque, considérés comme pauvres en sucre. Mais pour le reste... Selon une étude britannique publiée il y tout récemment dans le British Medical Journal (BMJ) de nombreux yaourts comportent bien trop de sucre. Cette étude menée par l'Université de Leeds a passé à la loupe 900 produits en vente dans les supermarchés britanniques, produits que l'on retrouve pour la plupart dans les rayons français. Et le verdict est sans appel, effarant même parfois.

Certains petits suisses aux fruits, qu'adorent les enfants, contiennent jusqu'à 8 g de sucre, soit deux sucres dans un petit pot !

Pas meilleurs, des yaourts aromatisés aux fruits ou des crèmes dessert contiendraient en moyenne près de 10,8 g de sucre pour 100g. Et pires encore, les yaourts bio - oui, oui, bio - aromatisés avec une teneur relevée de 13,1 g pour 100 g, soit près de trois morceaux de sucre. C'est plus que pour les sodas typiques par exemple qui, à ration équivalente, ne contiennent « que » 9 g de sucre !

Pour rappel, d'après les normes de l'OMS, la consommation de sucre doit être limitée à 25 g par jour. L'OMS stipule aussi que pour être classé comme faible en teneur de sucre, un produit ne doit pas comporter plus de 5 g pour 100 g. Seuls 9 % des produits étudiés par les britanniques répondaient à ce critère. Alors ne vous demandez plus d'où proviennent ces caries ou cet embonpoint qui peut annoncer obésité ou diabète.